mardi 1 janvier 2008

«En un combat douteux et insensé» (Fin)


- 31 décembre 2007 -
L'année se termine piteusement... O, pas pour moi dont le silence de ces derniers temps ne signifie nullement que les nouvelles soient bonnes. Retourné pour ma part aux petits problèmes de tout un chacun, je dois parfois me mettre en retrait. Cela m'évite de penser à ce monde qui va à sa perte et je ne le sauverai pas tout seul de toutes façons. Il est, après tout, des moment nécessaires pour laisser faire les autres. En ce qui me concerne une série de pannes est à régler à la baraque et sur mes vielles bagnoles. L'implacable «loi de Murphy», à savoir que tout ce qui peut arriver forcément arrive, me tombe dessus telle la misère sur le pauvre diable... Quoique pour le moment la maison n'ait pas encore prit feu ! Dans l'attente et à défaut de mieux j'en touche le bois d'autant que le ventilateur de la cheminée est justement parmi les trucs en carafe...



- Jour de l'an 2008 -

- Le ventilateur remarche. Bien au chaud devant ma fenêtre je savoure la beauté du givre qui s'est déposé sur les branches nues de ce même figuier qui, pendant l'été, apporte ombre et fraîcheur à la maison.
Hier au soir le Président Nicolas a parlé à la radio. Son discourt spécieux m'a encore une fois laissé sur le cul. Comment de tels mensonges fonctionnent-ils ? Il paraît que des «changements profonds» seraient nécessaires... Certes et pour une fois nous serions d'accord mais alors pourquoi cet entêtement voire l'aggravation de cette même politique que nous subissons depuis des décennies ?
Bref, le discourt est creux, l'action nuisible et l'image lamentable. Cette fin d'année 2007 me fait honte et je me surprend à regretter les fastes d'antan, ceux d'une époque où les présidents de notre République étaient fiers et savaient nous représenter. Certes, déplacer un concorde ou le «France» comme cela fut le cas à l'occasion de voyages présidentiels était peut-être exagéré quoique déjà quelque peu commercial (mais dans le bon sens) mais il est des repères que l'on doit laisser à l'histoire (Je recommande ici une visite du musée de Mulhouse, particulièrement méconnu des bordelais, et parmi les plus belles pièces les wagons présidentiels.) Déjà cet été Monsieur Nicolas a dédaigné les résidences princières que nous lui entretenons pour préférer celles de ses «amis». Le voilà qui nous refait le coup et se présente à l'étranger débarqué aux frais de ces même «amis» ! Marianne, déjà bien malade mais pas encore cocue, en fait une jaunisse. Quoiqu'il y ait bien certainement une majorité de beaufs en ce pays heureux d'ignorer encore l'infortune, à moins qu'ils ne soient consentants pour pas dire complices. J'entends déjà ici leurs arguments dont celui-ci : «Enfin un Président sachant se déplacer autrement qu'à nos frais.» - Erreur ! Croyez-vous franchement que ces cadeaux d'amis soient sans conséquences ? Que cela ne coûte rien ? En vieux fonctionnaire j'affirme aux naïfs et aux complices que les conséquences sont, hélas, déjà là, bien plus chèrement payé que quelques prérogatives certes anormales tel le nouveau salaire du Président. La République est fantoche depuis longtemps. La seule nouveauté c'est que notre nouveau Président ne cherche même pas à le cacher.

Avec d'aussi mauvaises conditions que souhaiter pour 2008 ? Un réveil citoyen bien sûr sinon au moins à vous lecteurs : de l'Amour ! - Parce qu'avec toutes ces prévarications il y en aura encore des êtres en ce monde qui, à la place auront la guerre ! -

Aucun commentaire :

Publier un commentaire