lundi 15 août 2016

1996-2016, vingt ans déjà, vingt ans que passent les cigognes !


13 août 1996
La première fois c'était le 13 août 1996. Les vélivoles du Bordelais n'avaient encore jamais vu un vol de migration des cigognes. Lorsque nous étions jeunes en France la cigogne était un oiseau mythique, sauf en Alsace bien sûr et encore était-ce très théorique. Quelques années auparavant nous nous étions fait, cette foi avec mon épouse, l'Alsace en camping plus ou moins sauvage. Nous n'étions pas riches et c'était une autre époque. L'Alsace était très jolie et certainement l'est-elle encore tout autant.  Ses villes sont largement fleuries et leur proprettes maisons à pans de bois caractérisent la région. Les alsaciens profitent d'un climat largement ensoleillé. Leur vin blanc sec est bien le meilleur qui soit. Comme partout ailleurs en France il y a plein de vieilles pierres... Mais de cigognes point ! En tout cas nous n'en avons pas vu. Enfin... Pas des vrais vu qu'en enclos il y en auraient eu tout de même quelques unes à voir mais entrer dans une de ces vitrines pour touristes, Non-Merci !!! 

13 août 1996
Aujourd'hui les cigognes sont revenues. C'est grâce aux hommes ? Oui certainement, au moins en partie !  Elles sont maintenant partout notamment en Gironde donc chez nous. Il y en a aussi dans les Charentes et certainement ailleurs encore. Sur le Bassin d'Arcachon pour les voir le plus sûr moyen consiste à aller faire un tour au parc ornithologique du Tech.  Ceci dit il suffit souvent de lever la tête où que l'on soit et n'importe où quelque part au cœur du Bassin  !
  Il y en a même qui ne repartent plus prendre leurs quartiers d'hiver en Afrique et certainement ont-elles bien raison !  Les autres sont de plus en plus nombreuses à choisir les plus belles journées d'août pour survoler l'Aquitaine en nuées de plus en plus nombreuses. En 1996 elles furent 5 ou 6, l'année d'après toute une chiée (une chiée c'est onze car «Onze fait chiée» §;o) ). Aujourd'hui quand passent les cigognes il n'est plus possible de les compter !  La cigogne est un excellent oiseau voilier. Les nuées de cigognes marquent les ascendances mais elles ne spiralent pas vraiment, ce sont surtout d'excellentes chemineuses. On ne peut pas les suivre en planeur ou pas longtemps en tout cas... En plus elles entrent parfois carrément dans les nuages !

 La journée du 10 août 2016 s'annonçait excellente. La veille un front froid avait balayé la région et une dorsale s'installait pour plusieurs jours... Les cigognes ne savent pas tout ça mais pourtant elles savaient aussi que la météo est celle qu'elles attendaient. À 11h45 les premiers cumulus étaient visibles au sud, c'est à dire sur les Landes et à midi les premiers planeurs étaient en l'air.
J'avais prévu une ballade de 300 km Léognan →Rion-des-Landes → Cabanac →Marmande et enfin retour à Léognan. J'étais en l'air à midi et demi. Pour commencer il faut monter ( nous disons entre nous «faire le  plafond » lequel est à Léognan purement réglementaire et de 1200 mètres.)  C'est vers 13h et quelque part entre La Brède et Cabanac que nous nous sommes croisées, elles innombrables et moi tout seul dans mon planeur. Cette fois je n'avais pas d'appareil photo sauf mon téléphone. Toutefois celui-ci me servait déjà de GPS et monté dans un support à ventouse acheté trois francs six sous à la Foirfouille et déjà usagé (en fait un peu cassé et finalement calé avec mes clefs de bagnole) il valait mieux ne pas y toucher !
Cette rencontre a été plus brève que 20 ans auparavant mais c'était aussi merveilleux. Les vélivoles font toujours confiance aux oiseaux. Ils sont plus forts que nous pour centrer les pompes (les ascendances) et, en ce qui concerne les cigognes, leur simple présence était d'excellente augure sur la qualité de la journée.

Il y avait un copain devant qui avait probablement aussi croisé les cigognes. Nous avons volé ensembles jusqu'à Rion-des-Landes sous un ciel magnifique et un plafond (le dessous des nuages) qui montait progressivement. Vers Morcenx et aux alentours de 14h il était de 1800 m, un confort qu'il m'a bien fallu abandonner pour de bêtes raisons réglementaires en remontant vers le nord. La seconde partie du vol, vers la vallée de la Garonne fut même carrément angoissante avec la disparition des cumulus et de plus faibles “plafonds” (lorsqu'il n'y a pas de nuages c'est tout simplement la hauteur à laquelle il est possible de monter). Par chance des nuages réapparurent sur le dernier chemin de retour notamment sur l'Entre-Deux-Mers. Ils étaient probablement à 1800 m comme ceux des Landes, ce point étant impossible à vérifier car là le plafond “administratif” est à 1500 m ! Mais ces derniers cumulus furent très pratiques pour avancer dessous tout droit sans perdre d'altitude et à 17h30 j'étais de retour posé au terrain. Il m'en restera un souvenir mais cette fois pas seulement celle d'une expérience sportive. Il m'en restera aussi la vision d'un monde où tout n'est pas foutu parce  l'essentiel ce sera encore cette rencontre avec ces majestés du ciel, ces voyageuses noires et blanches en nuées verticales que nous aurions cru d'un autre temps mais il y a plus de vingt ans de ça il est vrai.  Ce que j'aime dans le ciel, c'est qu'il est vivant.

mercredi 20 juillet 2016

ÇA Y EST ; «Angle Alpha» est ouvert !

Enseigne Angle Alpha
La nouvelle enseigne
Ça a pris du temps mais,
À Bordeaux-Belcier maintenant «Angle Alpha» remplace la boulangerie qui avait fermé, au grand dam des habitants du quartier.




 Il n'y aura plus de (vraie) boulangerie place Ferdinand Buisson, angles rues Roullet et Sarrette.  Les candidats ne manquaient pas mais les boulangers ont du y réfléchir...  En fait mon local était un peu trop petit pour cet usage.
 (C'est dans l'incommodité et dans le non-respect des normes actuelles que les précédents exploitants y faisaient des pains.)  

Il y aura toujours le pain et les viennoiseries attendues. Celles-ci sont préparées ailleurs. En fait  c'est tout autre chose qu'apportent aux usagers du local les nouvelles patronnes Amélie et Julie comme la possibilité de prendre sur place leur petit-déjeuner mais aussi à toute heure de la journée de déguster ou d'emporter des pâtisseries maison et de se restaurer (en journée) en nourritures locales et bio. En effet les nouvelles patronnes ont une éthique responsable de l'empreinte écologique sans pénaliser excessivement leurs prix qui resteront donc abordables. Les petits groupes d'amis pourront monter à la mezzanine y refaire le monde. Le café est moulu par la machine (pas de déchets!) et les nouvelles sont à la disposition des clients, pas seulement le journal du jour mais aussi le Diplo et Fakir
Essayez de trouver ça ailleurs à Bordeaux ! 

Également sur «Facebook»

mardi 17 novembre 2015

Ça y est presque, enfin !

Vue générale intérieur
Là,  ça faisait belle lurette que je n'avais rien publié sur ce blog !
J'avais promis de vous parler de ma boulangerie... Et puis rien, nada ! J'ai une excuse, ce truc m'a certainement trop occupé, avec rien qui avançait, souvent des erreurs et toujours un bidule en travers parce qu'en même temps on apprend ou on réapprend... Et tout ça peu avouable !  Ce chantier sans calendrier qu'on pensait boucler avant l'hiver, puis avant l'été et au moins avant les échéances foncières mais qui avançait malgré tout est enfin présentable.
Concernant les « échéances foncières » même le percepteur s'impatiente.  Sollicité à nouveau il a bien voulu m'accorder encore un royal dégrèvement de 165 € sur les 777 du total pour Bx.  Quelle générosité...  Vraiment !

    Pour autant est-ce tout à fait terminé ? Même pas mais l'intérieur est prêt à recevoir l'équipement du professionnel attendu. Je verrais avec lui pour les dernières prises de courant et autres bidules nécessaires.

J'aurais rêvé d'un truc bio. ….Dans le quartier Bordeaux-Belcier il vaut mieux ne pas trop rêver justement. Monsieur Arthur (le précédent et dernier boulanger) disait qu'ici la population n'a pas de moyens et qu'il fallait tout faire au moins cher. Son pain était bon cependant mais l'ensemble plutôt douteux (je ne vous dit pas tout), ce qui a tué son commerce.  Depuis quelques mois il y a à 'autre bout de la rue Sarrette un « U-Express » qui fait déjà le pain à pas cher. Entre les deux, entre le bio et le pas cher, il doit y avoir un créneau... Je cherche donc la perle rare !  J'avais des candidats, j'en ais perdu, il m'en reste, je réfléchis encore et lance même un appel.

mercredi 31 décembre 2014

Offrez mois des vœux !


Remorque maison
Merci "Le Bon Coin" !
Cette série se termine par une leçon de modestie. Même Dieu n'a jamais posé de troisième bosse à un chameau et votre serviteur n'a pas fait mieux que les autres mortels et notamment pas mieux que Marc. (lien ancre). Il se trouve qu'aucun bulleur n'a jamais fonctionné sur une AX. Marc avait triché en chauffant électriquement le sien car il est fort probable que la dépression est trop faible sur ce modèle d'automobile et j'ai dû avoir le même problème...
Plutôt qu'un complément de chauffe au bulleur je pense à une injection d'air, par exemple avec une petite pompe électrique (bullage aquarium). L'énergie nécessaire sera ainsi négligeable contrairement à un chauffage électrique par bougie (solution Marc) et le but étant d'obtenir une vapeur saturée théoriquement en mélange air-vapeur ça ne peut que marcher encore mieux... En tout cas je l'espère! Il faudra notamment veiller à empêcher l'air de refroidir l'eau suite à quoi les bulles seront forcément faites d'air saturé en vapeur (quoique?) mais ce ne sera pas gagné d'avance lorsque je pourrais m'y remettre ! 

Six mois que je n'avais rien publié ! L'année prochaine je vous parlerai de ma boulangerie, où plutôt de mon local pour boulangerie. Le bâtiment va bien plus mal que je ne le croyais, il reste encombré, j'ai dû subir les exigences d'un partenaire candidat boulanger difficile et des désagréments administratifs... Au départ je n'aurais pas cru quelqu'un me prédisant une mise en ré-exploitation pour Noël, tout ça devant être bien vite réglé ! Nous arrivons pourtant en fin d'année et il en reste au moins autant encore à faire...


Et le chameau ? Hé bien il marche sur deux bosses... Et beaucoup trop souvent ! Chaque voyage à Bordeaux, soit deux fois 50 km, me coûte presque quatre litres de gazole. Ce, au mieux vu qu'une AX étant une bien menue bête de somme je dois souvent faire le voyage avec la brave 504 suffisamment ventrue mais bien plus gloutonne et qu'il m'a même fallu parfois atteler de sa nouvelle remorque plate confectionnée en vitesse cet été pour mes travaux à partir d'une épave de caravane ( Merci Le Bon Coin ! ).

 
Donc je pollue comme jamais mais comme vous êtes gentils vous allez me pardonner et même me souhaiter pour 2015 une conclusion rapide dans mes incertains travaux bordelais. Suite à quoi je pourrais laisser plus souvent au garage mes vilaines automobiles et même recommencer à m'occuper d'elles afin de les rendre tolérables : Souhaitez-moi aussi de réussir ça !


 Meilleurs Vœux  2015 !








dimanche 8 juin 2014

INTERLUDE !


La voiture est passé au contrôle. Tout va bien de ce coté là et au moins puis-je user de ce véhicule mais coté économiseur ce n'est pas ça...  Mon bulleur ne bulle pas correctement. Je me suis donc trompé quelque part   §:{(

Il y a bien sûr plusieurs hypothèses à vérifier. La nécessité d'un mélange est le plus probable mais pour ça la dépression est trop faible. En effet coté analyse système l'hypothèse d'un bullage plus mécanique peut-être ? Il faudrait donc aspirer un peu d'air à travers l'eau ? Bref il me faudra reprendre complètement la partie génération des gaz !

Sinon ces derniers temps je suis à tout autre chose...
Vue de la boulangerie
Le pauvre retraité (votre serviteur) doit puiser dans ses épargnes et entre autres avanies il se trouve qu'il a un local à rénover.
     C'est une boulangerie qui a fermé. Ça a même fait un peu d'émoi dans un quartier déjà peu gâté (Belcier à Bordeaux). Avec ça votre serviteur a déjà perdu plus d'un an de loyers. Il faut donc que ça reparte au plus vite et autant dire que tout le reste passe après !
Donc boulot en perspective et des mésaventures qui mériteraient aussi une chronique mais bon.... Peut-être un jour ?

À un de ces jour... (Le chameau ne perd rien pour attendre.)

vendredi 2 mai 2014

Le chameau à trois bosses : Les problèmes...


Durant lesquels Internet fut indispensable et aussi le contact direct...


Nouveau système de régulation
du niveau d'eau
Le nouveau moteur fonctionne ! Ça n'a pas été sans mal et j'ai bien cru un temps m'être bien fait posséder sur la marchandise. Internet m'a bien aidé, le contact direct aussi. Il faut dire que lorsque tout fût monté, modifications inactives c'est à dire pas encore branchées, rien ne fonctionnait et en tout cas pas le moteur... !
Sauf lorsqu'un vendeur certifie que la courroie de distribution est neuve il faut toujours changer cette pièce sur un moteur d'occasion avant de le monter. Lorsque j'ai changé celle-ci les compressions me paraissaient faibles... D'où une petite angoisse qui aurait pu se transformer en désastre et en effet quand tout fut prêt impossible de démarrer : Le démarreur tournait mais le moteur ne démarrait pas ! Comme à chaque fois dans ces cas là il faut tout vérifier. Les bougies l'étaient déjà mais en continuité électrique seulement. J'en ai donc vérifiées une à une carrément le fonctionnement : Oui, elles rougissent bien ! Il fallait aussi vérifier l'injection ce qui consiste à faire tourner au démarreur le moteur sans ses bougies et du brouillard doit alors sortir par les trous : Oui, les injections fonctionnent aussi ! Reste mon angoisse... Je fais tourner mon vilbrequin à la main, c'est à dire à la clef de 22 : Ç'est tout de même bien mou ! Bref, me voilà acquis à la conclusion que je m'était fait refiler un moteur mort. Le lendemain explications chez le vendeur qui ne comprends pas. Ce monsieur semble sincère à moins qu'il ne soit très bon comédien. De plus il veut bien reprendre le moteur, perspective incontournable qui n'arrange personne puisqu'il faut tout recommencer et mollement je cherche un autre moteur. Ces temps ci il n'y en a plus en Gironde par le bon coin... Demain (?) j'irais voir les casseurs à Audenge et dans l'attente je surfe sur Internet et trouve des conseils dont celui d'un casseur en ligne qui préconise de toujours faire tourner les moteurs longtemps arrêtés une minute au moins sans les bougies et injection coupée avant toute tentative de démarrage car cela réparti l'huile et que « c'est important ». Justement j'avais bien fait tourner le moteurs sans bougies mais pas sans bougies et sans injections : Pourquoi ne pas essayer ça après tout ? Je fais cela pendant une bonne minute vue que sans bougies le démarreur ne risque pas de chauffer ! Là, je reconditionne mon moteur pour un démarrage. Contact, préchauffage, la petite lumière témoin du préchauffage s'éteint, démarreur... Rien mais j'insiste longuement tout en accélèrant franchement d'autant que cette mécanique qui maintenant ne semble rien valoir n'a plus à être ménagée. En général lorsqu'on insiste c'est la batterie qui souffre bien que le démarreur endure pas mal aussi avec ce genre de manip... 
Bruit connu : Mais ça tousse on dirait... ?!  J'insiste encore : Ça part !  Le moteur démarré je lève un peu le pied et... Le moteur s'arrête ! C'est cependant encourageant. Comme ça fume un peu du coté du démarreur je laisse le tout se reposer un bon moment avant de remettre ça. De toute façon ce ne sera pas possible sans une nuit de recharge en ce qui concerne la batterie...
Bref, après moult autres essais avec généralement de fortes fumées grasses à l'échappement, remplacements un à un des injecteurs (ceux du vieux moteur étaient bons) et fréquentation des forums de mécanique je fini par résoudre le problème : Il se trouve que j'étais tombé sur un moteur équipé d'une pompe hors gamme telle qu'il avait été impossible de la monter à l'origine conformément à la gamme de la RTA et qu'il fallait décaler d'un cran sa poulie crantée par rapport aux repères marqués la courroie neuve et par rapport au blocage du moteur en ce qui concerne cette poulie qui commande les injections !

Le nouveau moteur, finalement, tourne comme une horloge et c'est là une bonne chose. Il est maintenant équipé de ses 4 injecteurs remis à neuf, ce qui m'a coûté plus de 100 € mais bon, d'un autre coté c'est recommandé pour les moteurs de cet âge ! 

Passons maintenant aux essais avec l'économiseur: Je fais le plein d'eau... Et ça dégouline de partout ! J'exagère : en fait ça déborde au niveau du système à niveau constant ce qui revoie de l'eau à la sortie vapeur.
Donc nouveau problème, mon mécanisme à niveau constant fonctionnait pourtant lorsque je l'avais essayé sur l'évier avec des bassines et quelques tuyaux ! J'ai bien sûr encore perdu pas mal de temps, insistant parfois dans de mauvaises directions. Puis je me suis fait un autre système qui lui non plus n'a pas été très efficace au début... Car il fallait un système à fermeture plus forte que je l'imaginait vu qu'il semble bien que la poche à eau de randonneur utilisée comme réservoir d' eau délivre une pression plus forte qu'en théorie vue la faible différence de niveau (ces réserves n'ont pas d'évent et la poche s'écrase en se vidant.) J'ai tout de même réussi a me faire un système à niveau constant fonctionnel. J'ai, pour ce faire, utilisé un filtre à carburant jetable de taille moyenne, c'est à dire juste assez gros pour qu'une balle de ping-pong puisse y entrer. Je l'ai ouvert en deux et j'ai jeté ce qui était dedans, à savoir le filtre sale. J'ai inséré une valve de bicyclette récupérée sur une vieille chambre à air dans la tubulure haute du boîtier de filtre et j'ai monté la soupape de cette valve en bout d'une tige collée en travers d'une balle de ping-pong. La tubulure basse est à relier au bulleur et la tubulure haute au réservoir d'eau (enfin : à la poche à eau!) et l'ensemble doit être correctement positionné en hauteur par rapport au bulleur tubulaire. Ce système là semble fonctionner au poil... Mais ça n'a pas été sans mal !



jeudi 3 avril 2014

Le chameau à trois bosses : des nœuds dans les boyaux !

Il n'y avait pas cinquante endroits où monter le triboréacteur ! J'ai donc fait comme Marc . Comme lui il m'a fallu découper la protection thermique rigide en tôle d'aluminium mais j'ai pu en placer une souple en toile certainement plus efficace que la minable protection d'origine et les durites qui passent par derrière restent bien protégées. La vapeur arrivera en bas pour ressortir en haut. Elle passe dans un tube en acier inoxydable de ø 14 – Ø 17. Mon noyau, de Ø 12, lui aussi en acier inoxydable, fait 260 mm de long sachant que j'ai fait avec ce que j'ai trouvé car il n'y a pas ça à Leroy-Merlin et qu'il n'y a plus de petit quincaillier dans mon coin !
Le triboréacteur en construction
Le noyau terminé.

Ensemble complètement terminé (et raccourci )

Je me suis bien appliqué pour faire le haut car je savais que ça passait juste. Par contre je n'avais bêtement pas imaginé que d'autres problèmes se poseraient en bas. Là, j'avais soudé un T en bronze sur le bas du tube en acier inoxydable. Ce T avait été choisi assez gros pour pouvoir y introduire mon noyau qui ainsi restera démontable.  Las, ce dispositif une fois monté touchait au support de triangle et de barre !  De plus il pouvait aussi se prendre dans les tiges de passage des vitesses ! 
La solution a consisté à couper le tube à raz du T et à souder un nouveau T scié de biais de façon à ce qu'il s'ajuste au tuyau d'échappement. Ainsi cet ensemble, plus court d'environ 1 cm, ne posait plus de problème.

Les transferts de vapeur à l'air d'admission.
Comme nous l'avons vu la vapeur et surtout ses charges électrostatiques doivent être mélangées à l'air d'admission. Dans une AX l'air passe directement du boîtier contenant le filtre aux cylindres. Par ailleurs il est évidemment hors de question de penser que les charges électrostatiques pourraient survivre à une traversée du filtre à air ! La seule solution possible consiste donc à introduire les gaz électrisés dans le couvercle du boîtier ce qui n'est évidemment pas idéal.  Là, j'ai tout de même opté pour une solution ayant des chances d'être efficace avec le tube d'arrivée se prolongeant devant les entrées d'air, la vapeur étant aspirée par les trous ménagés au bord de fuite du tube au regard des entrées, sauf pour la plus éloignée en regard de laquelle le tube est carrément ouvert.
 Le raccord entre triboréacteur et couvercle du filtre est relativement court, la seule difficulté étant le montage, aucune clef standard pour serrer l'écrou du bas (sur la sortie triboréacteur) ne passe ! Il m'a donc fallu confectionner une clef de 23 spéciale toute petite.

À ce jour le nouveau moteur est en place mais il ne fonctionne pas bien. Il semblerait que les injecteurs aient mal supportés plusieurs mois d'arrêt. On attendra donc un peu les essais effectifs... 

mardi 25 mars 2014

Le chameau à trois bosses : Début des travaux !

Je vous ferais grâce de la partie rénovation, franchement sans intérêts... Mais pas des adaptations qui donneront une troisième bosse à mon chameau !

Pantoniser un véhicule suppose plusieurs tâches consistant à,

      - 1) placer un bulleur,
      - 2) placer une réserve d'eau (si nécessaire)
      - 3) insérer un triboréacteur quelque part dans l'échappement
      - 4) faire arriver la vapeur et ses charges électrostatiques dans le moteur.


Pour le bulleur j'avais plusieurs solutions. Dans une AX il n'y a pas beaucoup de place et la solution « générateur de vapeur » aurait été à priori la plus opportune. Cette solution m'est cependant apparue techniquement pointue et une bonne régulation en température était moins assurée qu'avec un bulleur réchauffé par l'eau du moteur. Encore plus rapidement évacuée, l'idée du gros bulleur classique reste carrément inenvisageable : Sauf à le mettre quelque part dans l'habitacle sans trop l'éloigner du réacteur, c'est à dire dans les pieds de la passagère, il n'y a aucun autre endroit où le mettre !   J'ai donc imaginé une solution intermédiaire, celle d'un bulleur tubulaire à réserve d'eau extérieure. Ce dispositif sera encore encombrant mais bien moins qu'un bulleur à double fond et il devrait être possible de lui trouver une place sous le capot !  La réserve d'eau a sa place toute prête à gauche de la machinerie d'essuie-glace dans le creux de la cloison entre moteur et cabine : Une poche à eau de 3 litres pour randonneur est commandé à cet effet (Merci Internet! ) Le bulleur tubulaire est assez proche dans son principe au générateur de vapeur car il faut aussi lui assurer un niveau constant. Des systèmes à niveau constant devraient pouvoir se trouver, et donc se récupérer, dans un  vieux poêle à fuel ou dans un carburateurs... N'ayant pas ça chez moi je m'en suis bricolé un à partir d'une petite boite Tupperware et d'un robinet chasse pour toilettes à flotteur en raccourcissant la tige, deux bouchons de liège faisant office de flotteur.
Le système à niveau constant ouvert.


Le bulleur imaginé a été difficile à faire. N'étant ni soudeur ni plombier ça a été plutôt galère à confectionner mais j'y suis arrivé ! L'eau à buller passera dans les tubes et l'eau de refroidissement du moteur autour des tubes c'est à dire dans le corps du bulleur constitué ici d'une bouteille d'oxygène jetable : Je pense que ça tiendra à la pression ! Notez que j'ai prévu une vis de purge en haut car il est important de ne pas laisser d'air dans un circuit de refroidissement d'AX.

Le bulleur tubulaire ouvert.
Le bulleur tubulaire assemblé




Prélèvement d'eau moteur sur durite chauffage
À priori mon bulleur tubulaire devrait fonctionner assez vite, bien plus vite qu'un gros bulleur à double fond sans toutefois être aussi rapide qu'un générateur de vapeur. Cependant pour un usage raisonnable de l'automobile la différence sera sans intérêt (utiliser un véhicule pour faire 500 m n'est pas raisonnable!) Par contre chauffé par l'eau du moteur j'ai plus de chance que le bulleur fonctionne correctement du premier coup.





La réalisation du triboréacteur n'a pas été facile non plus. Je vous raconterai ça la prochaine fois... (à suivre ! )

lundi 17 mars 2014

Les détails : Le système pantone mais c'est très simple !

Eau, forêts et...     Vapeurs d'eau !

Il se dit beaucoup de "bêtises" (que les animaux non humains me pardonnent ! ) à propos du système économiseur de carburant Pantone. Nous devons donc commencer par nous nettoyer l'esprit et nous libérer des idées reçues. En effet ce système,

  • n'a rien de magique ! Il ne fabrique pas ou ne fait pas appel à de nouvelles sources d'énergies supposées « libres » par exemple.
  • ne fait pas de votre moteur un nouveau moteur, un autre moteur... ( au lieu de parler de système Pantone, d'économiseur Pantone ou d'améliorateur Pantone ou autres expressions correctes... certains articles traitent d'un supposé « moteur pantone » alors que Monsieur Pantone n'a nullement inventé un nouveau moteur. )


Bref, pour bien saisir ce qui se passe dans un système Pantone vous devrez oser, finalement, vous en remettre aux banales leçons de la nature et aussi aux bonnes vieilles règles de la physique. Ça va manquer de merveilleux mais l'étrange est insaisissable et vous verrez que vous ne perdrez pas au change : l'authentique félicité consiste à d'abord à comprendre la nature ! C'est aussi le seul moyen pour en user sans abuser car il faut évidemment la remercier. Correctement saisi le monde devient jouissif même et surtout lorsque, à votre interrogation se révèle comme toujours une issue bête comme choux. La nature est ainsi merveille qui se donne à vous mais qu'on croirait insaisissable parce qu'elle est belle alors que si elle est belle c'est justement parce qu'elle s'offre à vous. Bref, lorsqu'un truc vous échappe il vaut mieux éviter de chercher trop loin. Voir autrement est bien plus malin... Sur ces considérations parlons maintenant de vapeur d'eau :

La vapeur existe sous deux formes,
    • Vapeur sèche.
    • Vapeur saturée.
Pour les distinguer c'est facile : La vapeur sèche est invisible alors que vous voyez la vapeur saturée. Ainsi au dessus d'une casserole d'eau bouillante vous voyez généralement de la vapeur mais parfois pas, or il y a toujours de la vapeur au dessus d'une casserole d'eau bouillante ! En réalité il y a même toujours de la vapeur dans l'air ambiant, ce pour une moyenne d'environ 7,5 g par m3 d'air (en fait ça change énormément avec les saisons et ça augmente aussi à cause du réchauffement climatique dans la même proportion que la température : C'est à cause de ça qu'il y a plus de tempêtes qu'autrefois puisque l'eau est le vecteur de la thermodynamique de l'atmosphère !) Cette vapeur ambiante se voit : les nuages c'est de la vapeurs saturée ! On considère, certes, que les nuages sont constituées de minuscules gouttes d'eau ou de cristaux de glace, ce qui est vrai, mais nous pouvons aussi considérer qu'ils sont constitués de vapeur saturée. C'est là juste une autre façon de voir, tout aussi juste que la considération commune mais bien plus parlante. C'est même plus convenable en fait car l'eau en forme de vapeur saturée, donc faite de gaz et faite d'aérosols liquides ou solides, constitue un même corps chimique dont l'état n'est tout simplement pas arrêté. La vapeur étant partout dans l'atmosphère nous avons dans le ciel bleu de la vapeur sèche et dans les nuages de la vapeur saturée. Regarder un joli ciel, tel celui qui illustre le présent article, c'est regarder la vapeur et comprendre la forme qu'elle donne aux fonds d'images. Mélangée à d'autres gaz, ceux de l'air par exemple, la vapeur d'eau peut se saturer aux températures courantes car ces limites (point de rosée) dépendent de la pression de vapeur saturante, notion que je vous invite cependant à oublier vu que nous nous en foutons royalement en ce qui concerne le présent problème...
- Lorsqu'elle est pure, la vapeur n'est sèche qu'au dessus de 100°C si ce gaz est à la même pression que l'atmosphère mais cette température limite baisse avec la pression tout comme l'eau liquide peut bouillir à bien moins que 100°C dans les mêmes conditions et inversement avec les pressions élevées. Ainsi l'eau peut rester de l'eau à des températures bien plus élevées que 100°C lorsque les pressions sont fortes : Par contre ça vous devez le savoir, ces notions étant utiles à toutes les technologies faisant usage de vapeur d'eau ! Notez aussi qu'une eau liquide à plus de 100°C, voire bien plus, est dite surchauffée. Par extension le même qualificatif s'applique à une vapeur saturée elle aussi très chaude ( plus de 100°C) . À l'inverse la vapeur peut rester sèche alors que les conditions de pression et de température font qu'elle devrait se saturer : Dans ce cas on parle de vapeur en surfusion ( On s'en fout pour ce qui nous occupe sauf que ce savoir éviterait aux crédules de porter foi aux imbécillités littéraires genre chemtrails et autres soucoupismes qui enrichissent ceux qui les inventent!)
    •  Par ailleurs la vapeur saturée peut s'électriser (se charger d'électricité statique), peu importe qu'elle soit pure ou mélangée à de l'air, mais la vapeur sèche non. Voir la Machine d'Armstrong.
    • (Nota : cette propriété de pouvoir s'électriser n'est pas spécifique à la vapeur d'eau. Elle s'applique aussi et dans les mêmes conditions aux vapeurs d'hydrocarbures.)

.
Voyons maintenant ce qui se passe dans un dispositif Pantone.

  1. Considération générale :
Ce système utilise de l'eau. Celle-ci est transformée en vapeur puis forcée à traverser un dispositif particulier appelé « réacteur pantone » avant d'être mélangée à l'air d'admission. 
  1. Production de la vapeur : 
Celle-ci est produite par un « bulleur ». Celui-ci contient l'eau nécessaire ou une partie de celle-ci (en ce cas le bulleur est évidemment relié à une réserve d'eau. Dans le genre une variante miniature appelée « générateur de vapeur » constitue une alternative au bulleur classique). 

Ce bulleur est réchauffé soit par dérivation d'une partie du liquide de refroidissement ou de l'huile, soit par dérivation de gaz d'échappement ( avec la solution « générateur de vapeur » le dispositif est directement inséré dans les gaz d'échappement.). Il faut que l'eau soit maintenue très chaude sans être bouillante car c'est la dépression qui doit finalement provoquer et piloter l'ébullition. Le chauffage nécessaire apporte l'énergie requise. Ainsi obtenons-nous une ébullition légère appelé « bullage » par l'inventeur. Cette ébullition est parfaitement contrôlée en débit de vapeur par la dépression d'admission du moteur : Avec les moteurs à piston la dépression n'est pas parfaitement constante et le débit de vapeur non plus.
  1.  Remarques relatives à cette première partie : 
    Il importe que la température de l'eau "bullée" soit bien régulée, aussi la solution du bulleur réchauffé par le liquide de refroidissement moteur est-il plus fiable et plus économe en eau. La vapeur produite doit être sèche et le rester jusqu'à la prochaine étape en conséquence de quoi il vaut mieux que le raccord nécessaire soit le plus court possible et(ou) que celui-ci soit soit isolé à l'aide de manchons. Il faut aussi que le bulleur et le raccord de sortie soient bien étanches !

  1.  Étape suivante : Réacteur pantone ou triboréacteur.:
C'est le coeur du système.
 L'inventeur s'est tout de suite douté qu'il s'y passait quelque d'important. Il a donc nommé cette partie « réacteur » car effectivement il y a une réaction là dedans. Le terme est cependant trop générique pour que nous nous en contentions et que nous puissions l'aimer surtout quant on est écologiste car ce terme fait immanquablement à d'autres « réacteurs » tels ceux qui menacent tant les Français §:o(  après avoir frappé ces pauvres japonais à Fukuchima ! On peut atténuer cette connotation morbide par un qualificatif et parler ici de « réacteur Pantone ». Pour ma part je vous propose d'appeler cet organe « triboréacteur » et vous verrez que c'est bien mieux !
      4.1) Apparence :
Le dispositif est constitué d'un noyau cylindrique en acier inséré dans un tube également en acier de manière à laisser un passage étroit autour du noyau. Cet ensemble est lui-même glissé dans la canalisation d'échappement moteur.

      4.2) Ce qui se passe là dedans :
La vapeur arrivant sur le noyau trouve un frein ce qui génère une remontée locale de pression et donc une amorce de condensation mais (s'il y a un « MAIS » c'est important et ici il y en a plusieurs) non seulement la vapeur ne peut pas libérer sa chaleur latente mais en plus elle reçoit d'autres calories car l'ambiance est déjà chaude. La vapeur se sature tout de même mais tout juste de la valeur requise en volume par la réduction de section. Elle n'aurait pas dû se saturer mais a bien été obligée de le faire : Nous obtenons donc donc de la vapeur saturée surchauffée plus sensible à l'électrisation car la condensation partielle nécessaire ne peut pas restituer de chaleur à l'extérieur. Cette double contrainte et la brutalité du freinage ne génère pas que de la chaleur mais aussi des turbulences avec micros-zones de pressions différentes et de changements d'états. Par ailleurs les expérimentateurs déconseillent justement de profiler le noyau (les meilleurs noyaux seraient cylindriques). La vapeur saturée surchauffée se glisse donc le long de celui-ci en un écoulement turbulent suite à quoi la vapeur s'électrise un peu comme elle fait à d'autres échelles dans la machine d'Armstrong ou dans les orages.

 Notons que la machine d'Armstrong utilise des billes de buis et non pas un noyau d'acier. Les expérimentateurs de systèmes Pantone recommandent l'utilisation d'aciers plus ou moins magnétisables pour le noyau et le tube, notamment d'aciers inoxydables peu magnétisables mais un peu tout de même. Je doute que cela soit important mais je vais par précaution faire comme eux et au moins c'est du solide et ça ne rouillera pas ! Certains expérimentateurs recommandent de bien polir le noyau et d'autres un noyau bien rugueux. Ce sont certainement les seconds qui ont raison cependant en pratique les résultats se ressemblent énormément donc le plus simple consiste à utiliser les barres telles qu'elles sont. ( Lorsqu'on ne sait pas ce qui est le mieux, il faut toujours choisir la solution du moindre effort §:o) !)

    1. Suite des événements :

    La vapeur électrisée dont être mélangée à l'air d'admission. Celle-ci peut maintenant sans problème se saturer plus fortement, ce qui est déjà forcément le cas au point de mélange. Le tuyau de sortie du triboréacteur peut donc être en cuivre nu et il vaut mieux d'ailleurs car un tuyau en caoutchouc pourrait ne pas supporter la température de la vapeur à cet endroit. C'est encore plus important pour les véhicules récents bourrés d'électronique et pour lesquels il vaut mieux veiller à bien enfermer les charges électrostatiques : En cas de doute sur la continuité on ira même jusqu'à ajouter des tresses de masses sur ces tuyaux. Le mélange avec l'air d'admission doit se faire évidemment après le filtre car faire passer la vapeur électrisée dans un filtre est le plus sûr moyen de la décharger donc ça ne fonctionnera pas ! (Et le bulleur lui-même marchera moins bien en raison d'une dépression moindre ; Notons qu'il peut être nécessaire de poser un étranglement au point de confluence afin de profiter de l'effet venturi ce qui n'est pas toujours possible pour les diesels et notamment pas pour une AX : ici croisons les doigts ! §:o(  )

    1. Combustion améliorée :
      La suite arrive toute seule, comme par magie sauf que ce n'est pas de la magie ! De toute façon l'amélioreur Pantone en ajoutant un peu de vapeur saturée électrisée à l'air d'admission a terminé son travail et moi aussi car je ne sais pas pourquoi cet apport de vapeur saturée électrisée améliore la combustion !. Ce qui est sûr par contre c'est que la combustion s'en trouve nettement optimisée: Il y a trop de témoignages dignes de foi, mesures à l'appui, pour en douter encore ! La pollution, notamment en production de « particules » (mot politiquement correct désignant tout simplement les suies), se trouve réduire de 90 % et la consommation de gazole pratiquement d'un tiers.


    Voilà, vous en savez maintenant autant que moi ( désolé de ne pas tout savoir!) Dans les prochains message je continuerai à rendre compte de l'avancement des travaux.

    dimanche 9 mars 2014

    Surf et amis de la bricole (Suite du chameau à trois bosses.)


    Marc est un bricoleur de pointe, enfin surtout un bricoleur ! Ce monsieur, qui est du genre a avoir tout essayé, nous en raconte beaucoup car Marc est sur Internet !
    bricoleur genre logo

    Ses économiseurs de carburant, notamment, l'on beaucoup occupé. Ça m'a évidemment intéressé, d'autant que Marc avait une AX. Il a, bien sûr, essayé d'installer sur son AX ce système que l'on ne peut connaître que par Internet et qui a autant d'obscurs émules qu'il est dédaigné des milieux autorisés : Je veux évidemment parler du « système Pantone ! » (la page en lien contient quelques idioties mais donne une idée du système tout de même)


    Monté sur un moteur à explosion (n'importe quel type de moteur) ce dispositif aurait, d'après ses partisans, l'avantage d'améliorer énormément le rendement et aussi la propreté des effluents. La plupart des réalisations présentées sur le ouaîbe ont abouti à des résultats qui sont incontestablement positifs. Le site Internet Quant'Homme lui-même est source d'intéressantes révélations sur le thème de l'énergie. Beaucoup de ces révélations plus ou moins fantaisistes sont des sottises mais on y trouve aussi des trucs géniaux. C'est justement le cas du système pantone  (du nom de l'inventeur Paul Pantone). En effet ce dispositif dont on trouve facilement les plans a fait l'objet de nombreuses réalisations et celles-ci sont généralement des réussites. Il y a eu, certes, quelques échecs parce que peu de gens ont comprit comment cet économiseur-purificateur fonctionne.
     - L'inventeur lui-même ne semble pas comprendre pourquoi ça marche  §:oD !!! ...
    ... Et du coup certaines copie non conformes au système d'origine comportent des erreurs fonctionnelles suite à quoi celles-ci ne restituent évidemment pas le résultat escompté. Marc notamment a échoué parce qu'il a commis l'erreur (à mon avis) de faire passer la vapeur à travers le filtre à air de son AX. C'est fort regrettable puisque c'est un des rares expérimentateurs à avoir installé un système pantone sur un véhicule déjà sobre et le seul à avoir essayé avec une AX ! À priori ce qui marche sur un tracteur aurait dû aussi fonctionner sur une AX et ce résultat était à attendre (et reste à atteindre!) dans les mêmes proportions que sur tous les véhicules où ça a marché. Potentiellement cela ramènera la consommation de carburant en dessous des 3 litres aux 100 km . Remercions donc tout de même Marc pour avoir ouvert la voie car je vais copier sur lui, bien sûr !

    Dans l'attente, me direz-vous, qu'est-ce que c'est que ce système et comment fonctionne-t-il ?
    - C'est très simple en fait. D'ailleurs si je crois à lui c'est bien sûr parce que nombreux sont les expérimentateurs a avoir communiqués leurs chiffres tant en réduction de consommations qu'en réduction des pollutions mais aussi parce que tout ça est simple et cohérent.
    En bref sachez qu'il faut utiliser un peu d'eau et qu'il y a deux parties essentielles dans un système économiseur pantone : Il faut un « bulleur » (pour faire de la vapeur) et un réacteur dit « réacteur pantone ». Cet ensemble fabrique de la vapeur saturée électrisée qui se mélange à l'air d'admission. C'est la présence de cette humidité électrisée qui améliore la combustion : C'est tout mais c'est déjà beaucoup puisque c'est efficace !


    Dans le prochain message
    je vous explique ça tout en détails... §;o)

    vendredi 7 mars 2014

    Le colibri et le chameau



    Les Colibris sont des gens qui pensent que le système politique actuel qui mène le vivant à sa perte est totalitaire, qu'il n'est donc pas possible de le changer mais que nous, petites gens, pouvons agir à notre niveau et par l'exemple, à la fois tous ensembles et chacun dans son coin parce que si chacun faisait « sa part » nous pourrions préserver l'avenir. (D'après une légende du minuscule colibri faisant « sa part » et qui réussit à faire éteindre un incendie.)

    Colibri butinant







    Comme je vous l'ai déjà dit mais pas encore expliqué, l'AX Citroën peu être un véritable chameau. Cette petite voiture de 3,5 mètres de long a un réservoir en plastique noir aux formes tourmentés qui rentre parfaitement à sa place dans une cavité sur le travers du dessous de caisse. Celui-ci arrive ainsi à contenir 43 litres de gazole (un petit peu plus en fait). Officiellement la voiture consomme 6 litres au 100 km mais en réalité on peut faire bien mieux si on ne la bouscule pas trop soit environ 4 litres en hiver, voire 3,75 litres en été lorsqu'on n'a plus besoin des lumières. Bref, cette voiture est capable de faire plus de 1000 km sans s'arrêter à une station-service ! D'ailleurs je faisais mes pleins tous les 1000 km car cela présentait l'avantage de pouvoir évaluer instantanément la consommation au 100km : Il suffit de diviser simplement par dix la quantité requise pour refaire le plein ! Soit mes derniers relevés : 2 décembre 2012 & 343.000 km : 38,25 litres, 12 janvier 2013 & 344 000 km : 38,4 litres, 8 mars 2013 & 345 007 km  : 38,2 litres... (Mais ensuite : Panne §:o(  !) Je dois vous avouer que j'avais appris à faire de la conduite économique, que le moteur était bridé à 3000 t/mn (et donc la vitesse à 110 km/h ce qui est bien suffisant après tout ! ), que l'aérodynamique avait été améliorée par quelques gadgets et que l'alternateur était généralement coupé (j'avais monté une commande manuelle au tableau de bord.) Bref, comme le chameau traverse le désert, cette automobile pouvait traverser la France ce qui aurait dû bien convenir à ma double nature antagoniste d'écologiste et de technophile... Las, je restais tiraillé par mes contradictions ! D'un autre coté ma certitude de n'être point un modèle était modérée et une vie d'ascète isolé serait de toute façon écologiquement vaine. De plus une telle vie me serait insupportable !  §:o( Il me faudrait donc tempérer et remanier des trucs sans renoncer aux bagnoles. Il me faudrait si possible réduire mes nuisances obligées d'un peu plus que ma part, ce qui est sûrement possible et, finalement, faire « ma part » d'efforts conformément à la philosophie du colibri consistant à faire ce qui est possible à son niveau. Et si je vous dit ça c'est bien qu'il existe un moyen de rendre mon chameau encore plus sobre et c'est pour ça que je dois « préparer » le nouveau moteur. Maintenant, pour les détails attendez un peu d'autant que je devrai d'abord vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Sachez déjà que je n'ai rien inventé et dans le prochain message je vous parlerai de Marc et d'autres bricoleurs ainsi que d'Internet en tant que source de connaissances partagées...

    (à suivre)

    P.S. : Je ne suis pas moi-même un colibri. J'ai beaucoup de sympathie pour eux mais pense que leurs actions resteront marginales car tant que l'instigation ploutocrate occupera les médias et la vie politique il y aura une majorité de beaufs pour continuer à croire au bonheur dans la consommation effrénée même s'ils ne peuvent pas se la payer !



    mardi 4 mars 2014

    Un nouveau coeur pour le chameau (suite du chameau à trois bosses)



    La preuve que la bête aux pruneaux sans pruneaux n'est pas abandonnée c'est qu'un nouveau moteur l'attend ! Celui-ci n'est pas neuf comme l'était presque celui que j'avais trouvé pour la grosse station-wagon car ce genre de coup de chance n'arrivent pas tous les jours ! Mais au moins n'ai-je pas eu à aller loin pour le trouver puisque par la magie du Bon Coin ou deBloc moteur-boite d'AXl'absurdité de notre époque (?) il y en avait deux à vendre à seulement 500 mètres à peine de la maison ! Quoique, d'un autre coté, sans le Bon Coin on fait comment ?


    Le moteur est maintenant dans le garage et il y a au moins ça de (disons «pour » plutôt ) l'AX qui ne s'abîme pas. Il n'est certes pas neuf mais aussi bien en apparence que le précédent tel qu'il était lorsque j'ai acheté la « Caban » et celui-ci a tenu encore 13 ans ! J'avais été cherché cette voiture dans le Médoc en pleine campagne quelque part entre Saint Laurent et Lesparre à des gens qui, semble t-ils n'arrivaient pas à la vendre et n'avaient donc pas hésité à me faire une remise sur la cote alors qu'elle était vraiment impeccable quoique ayant déjà parcouru 150.000 km. Cette automobile a tourné ensuite comme une horloge des années durant. À part les soucis habituels (pneus par exemple) une paire de cardans, un roulement arrière et un problème de freins difficile à résoudre (ils se bloquaient ! Finalement le problème était dû aux raccords flexibles qui se bouchaient) ça roulait... Jusqu'en 2011 où apparurent les indices de la maladie des AX qui, comme chacun sait ont tendance à chauffer. De plus le dernier contrôle bi-annuel  nécessita une contre-visite laborieuse car elle polluait trop. Sa consommation d'huile n'était portant pas excessive !  D'un autre coté il ne fallait surtout pas oublier de préchauffer à chaque démarrage car sinon l'objet refusait tout service  ( bien qu'il ne faille jamais faire ça, un moteur neuf démarre sans préchauffage ; Le mien était donc assez usé malgré une consommation d'huile encore modérée ) ! De plus la consommation d'eau augmentait de plus en plus... Ce souci se faisant de plus en plus aiguë arriva le jour où il ne fût plus du tout possible de continuer : Bref le moteur était mort !
    Maintenant que le nouveau moteur est là il faut le préparer...  Mais pourquoi faire direz-vous ?
    Là, attendez un peu...

    vendredi 28 février 2014

    Mes bêtes de somme



    L'écolo imparfait a deux bagnoles et un scooter. Un tel personnage est-il vraiment un écolo d'ailleurs ?  Bon, ce jeune retraité §;o) a aussi un vélo qui sort bien plus que le scooter (ouf !) mais moins souvent que les bagnoles (comprendre une des deux ce qui n'es pas bien tout de même!) En temps normal les déplacements motorisés se font en AX, la grosse 504 modèle 1976 modifiée en 1990, qui est maintenant une automobile dite « de collection », bien qu'elle soit très utile en secours et surtout comme véhicule de somme apte aux transports encombrants, serait plutôt à ménager... Mais plus maintenant, le moteur de l'AX ayant rendu l'âme au bout de 340 000 km !

    Attelage au départ


    J'utilise donc depuis plusieurs mois la 504 à chaque sortie motorisée. User de cette grosse et vénérable station-wagon, souvent tout seul dedans, voilà qui fait vraiment tache ! Je dois vous dire cependant que celle-ci venait juste d'être complètement rénovée notamment grâce au Bon Coin et à un Saint-Symphorinois qui avait, en 2012, encore un Indénor quasiment neuf à vendre. Cette 504 va donc encore très bien et c'est même elle qui a ramenée le planeur depuis St Crépin (Hautes-Alpes) en septembre dernier (photo). Le nouveau moteur, un des derniers Indénors, bridé à 3100 tr/mn, est relativement sobre : 6,5 litres au 100km en conduite économique ( votre serviteur est imparfait mais écolo tout de même... au moins un peu!) Un gouffre tout de même comparé aux performances de la délaissée AX sachant se contenter dans les même conditions (je l'avais bridée aussi) de 3,75 litres au 100km en été. Cette voiture là, une « Caban » (mais sans pruneaux fourrés dedans §:o( ) de 1992, était un véritable chameau : le chameau de l'écolo imparfait !

    Ça va faire donc des mois que le « chameau » s'abîme dehors vu que toutes ces mécaniques ne rentrent dans le garage que dans un certain ordre et qu'il faudrait sinon pousser à la main l'AX à chaque sortie ! La petite berline est-elle abandonnée ? Non bien sûr mais attendez un peu...

    lundi 24 février 2014

    Ma nouvelle vie. (Le chameau à trois bosses - début)



    Ça y est je suis vieux et je suis libre, assez pour reprendre ce blog que personne ne lit mais est-ce là une raison suffisante pour le négliger ? À part quelques « Chaînes brisée » mes dernier essais ne se transformèrent guerre en messages et il y a tant à lire sur l'Internet que je m'en demanderait presque ce que je pourrais bien y ajouter !


    Le surf a remplacé la télé, cette menteuse qui éclaire les salons depuis des décennies mais pas les français qu'elle abrutirait plutôt ! Sur internet il y a aussi la télé mais toute nue et commentée. Il y a même les infosrusses ! Celles-ci, aussi débiles que les discours de Monsieur Pujadas et consort mais assenant des leçons inverses, révèlent ainsi les embarras du monde et un ordre qui ne se dérobe à mesure qu'il se révèle alors qu'autrefois tout était si simple ! Ce sur quoi s'étend longuement France télévision n'y existe pas mais ce que même Arte a évité y est. On trouve de tout sur Internet, les pires complots (mais nous étions avertis), les faux mais aussi les vrais, bref tout ce qu'on ne devrait pas voir et c'est ça qui est bien.
    J'aime bien AgoraVox parce que le pire y côtoie le meilleur et pour cause, si les plumes y sont très engagées elles sont aussi bien peu professionnelles. Comme les autres sites en vue, un cadre demeure et la vraie liberté est à chercher ailleurs mais, par ses forums d'échange, les palabres donnent ici dans l'affrontement à tel point que le discernement y devient une épreuve difficile et la vérité un graal inaccessible mais c'est ça qui est bien.

    -->
             L'écolo imparfait est donc à la Retraite. Il l'est même depuis bientôt 9 mois ! 9 mois H24 sur Internet ? Même pas : Il a tant à faire, en écolo plus imparfait que jamais, de l'indispensable qui attendait au futile voire à l'inutile si longtemps rêvé... Que ces premiers mois de "jeune" affranchis sont passés comme une fleur.   Ce qu'il fait de tout ce temps ? Hé bien je vais vous le dire : C'est bien un peu écolo et ce n'est pas du propre pour autant...

     Vous attendrez bien un peu ?  (à suivre)

    jeudi 2 janvier 2014

    2014, Année de tous les dangers...


    Comme la précédente année mais pour le moment « tout va bien ! ».   La vie est belle pour votre serviteur désormais à la retraite. C'est la veille du premiers mai dernier, fête du travail, que prirent fin ses services à la Nation et ce départ choisi fut effectué sans le moindre regret.  La Nation n'existe plus depuis longtemps.
    Le rat de bibliothèque que j'étais devenu à cette fin de carrière n'a finalement que quitté un navire en état de déliquescence. J'aurais pu en faire plus mais j'avais mes droits et cela suffisait. Ce départ en forme de démission est aussi celle d'un mauvais sujet. La leçon comme quoi il faudrait travailler plus pour gagner plus, avoir honte de son espérance de vie et gagner une surcote ne l'a pas tenté ! Certes la chute de revenu entre traitements et pensions est sévère pour le privilégié servi en primes que j'étais mais cela aurait été pareil à un autre terme et j'avais eu la finesse de préparer mes arrières en réinvestissant mes primes et les avoirs de l'épouse en immobilier...

    Patatras !  Subissant probablement un dégât collatéral des avanies de notre époque, voilà dès juin que plus aucun loyer ne rentre au foyer ! Et toujours rien à ce jour malgré de rocambolesques démarches m'ayant fait entrevoir un moment une issue plus rémunératrice que celle de juste récupérer l'accès aux biens du ménage, ce que j'espère maintenant pour 2014 !  La fin de l'année a donc été financièrement plutôt juste avec un suivi des comptes rappelant notre jeunesse d'autant qu'il nous fallu en décembre raquer encore pour le trésor public ou plutôt pour les banques car, comme chacun sait, les impôts sur le revenu servent tout juste à remplir les coffres de banque ! Je dois aussi confesser quelques coûteux loisirs dont un déraisonnable voyage aux Alpes (voir les photographies) que le pauvre ex-fonctionnaire sans comité d'entreprise ni subvention sociale (celle de 2013 fut promise mais incidemment sucrée), a dû se financer lui-même : Engagements restant donc à assumer mais j'ai de la chance après tout de pouvoir (vraiment) me payer tout ça !

    « Chapeau de gendarme » - Alpes, Septembre 2013
    Glacier Blanc - Vz=0

    Pied de Mont Dauphin : Marmotte

    Le réveillon a donc été modeste, mais pas assez pour nous priver de champagne !  Et ce fût à la maison, ce qui a permis de finir les bouteilles.  À 20 heure le président de la République nous a présenté ses vœux. Il ne nous a pas fait de nouvelle leçon, juste posé un rappel des lieux communs habituels de 2013, affirmé que ses vœux étaient chaleureux et qu'il n'oubliait pas ceux qui sont dans la peine... Après tout voilà des politesses qui ne mangent pas de pain !  L'homme, qui n'était pas à une contradiction près, veut la paix et justifie la guerre, prétend consolider les retraites dont il poursuit la destruction et annonce un seul objectif : l'emploi. D'ailleurs ses derniers mots seront sur sa « bataille pour l'emploi »... à se demander comment et pourquoi son gouvernement signe encore des accords de libre-échange ! (??)
    Marie-Dominique avait fait un gâteau fromage & citron, plaisir qui valait plus que le changement d'année qui n'a plus grand intérêt réel sinon celui de poser un prétexte à des réjouissances plus artificielles que jamais, comme les feux vus à la télévision, ceux de Melbourne, ceux des émirats... Conformément à la volonté de l'ONU, 2014 sera l'année de la Palestine : Les pauvres palestiniens ont dû faire une sacré Saint-Sylvestre ! ( Je plaisante).   En France, la fête finie tous les prix vont augmenter sauf ceux qui concernent les choses qui se mangent... Ouf, voyager n'est pas nécessaire à la survie du retraité, lequel n'a également plus besoin de grand chose dans sa petite maison ! 

    « Et les autres alors ? » Diriez-vous à l'heureux retraité qui répond :
     - Tout dépend où se porte le regard. Sur TF1 tout irait bien sans « la racaille ».  Effectivement ça roule bourgeoisement sur les rocades urbaines. Le fait que tout ça se bloque parfois n'est que signe d'abondances. Abondances trop ostentatoire vis à vis des bandes asociales de jeunes barbares composant la supposée « racaille ». Le fait est que les marchands d'alarmes font de belles affaires quoique cette paranoïa paraisse plutôt décalée à qui ne possède pas de télévision, un peu comme l'est aussi la peur du loup... Quoique les loups forment une autre racaille : celle des montagnes !  Ces animaux maudits des éleveurs de moutons, focalisent sur eux tous leurs ressentiments.  Les aléas que subissent ces gens n'ont pourtant rien de spécifique, ont peu à voir avec le loup et beaucoup à l'air du temps, à la compétitivité et à l'élimination des faibles comme en d'autres corporations. Les vrais problèmes se cachent en fait et la dureté de l'exclusion, voire l'inhumanité du temps, sape la quiétude apparente. Il faut bien que quelqu'un entretienne le régime des ogres financiers dont l'appétit étonne le monde entier et cela ne se fait pas sans casser quelques oeufs. Il fût encore possible en 2013 aux prêtres de la croissance de nourrir la déesse grâce au sacrifice de quelques grecs, à la temporaire mise en sommeil de quelques services états-uniens et à une confiance plus aveugle que jamais en l'abondance perpétuelle des sources de liquidités. En 2014 il est douteux que le château de cartes tienne longtemps mais nous ferons encore comme si.  Tout s'écroule autour de nous mais les tours du châteaux atteignent des sommets crevant depuis longtemps le plafond du raisonnable. L'oligarchie jubile et en demande encore.   Les perdants ne seront pas sauvés et les désespérés continueront d'être sacrifiés comme en 3013. (voir au moins l'histoire de Jamel du début à la 13e minute.)
    Dans ces conditions comment l'année qui commence pourraient-elle être bonne ?  Suivant la formule consacrée je voudrais vous souhaiter au moins la santé mais comment la garantir quand certains n'ont même plus le moral ?



    L'heureux retraité vous souhaite tout de même ses
    Meilleurs Voeux,
    c'est à dire pas grand chose mais il faudra faire
    avec les moyens de l'époque !

    mardi 25 décembre 2012

    Pendant ces Fêtes, Aidez la chaîne des rêves !

    Cette année le Père Noël est passé sans que nous ne l'ayons vu venir. Quelques chanceux ont dû trouver devant la cheminée un petit chef-d'oeuvre collectif dont il faut absolument que je vous donne un aperçu et,

     Voici le début :

    «C’est peut-être le plus grand mystère offert par la Vie. Depuis plus de cinq mille ans, les hommes s’interrogent sur la signification des rêves, des Sumériens aux neurophysiciens, en passant par Aristote et Freud. Pourquoi rêve-t-on? Qu’est-ce que le rêve? D’origine divine ou sexuelle, ou à vocation didactique, le rêve a déchaîné des passions. Et d’un rêve sont nés des peuples, des cultures, des guerres et des héros.
    Sommes-nous les seuls à rêver? Que cachent les mouvements rapides des pupilles de notre chat sous ses paupières closes? Est-il en train de chasser d’appétissantes souris dodues dans une herbe fraîche loin de la grisaille de cette ville? Si c’est le cas, on peut le comprendre. Quand on regarde par la fenêtre, ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une vision de rêve… Mais il suffit de si peu pour s’évader, voler sur les ailes d’oiseaux multicolores et vivre notre vie tout là-haut, sur leurs dos…
    Le rêve est commun à tous, quel que soit notre culture, notre mode de vie ou notre âge. La possibilité de rêver est une des libertés les plus inaliénables de ce monde, et il suffit de fermer les yeux pour le sentir. Nous rêvons souvent, pour oublier, pour créer ou même pour comprendre. Mais parfois, les rêves viennent sans que nous les appelions, et il ne reste d’eux à notre réveil que de délicats fragments colorés, comme si d’un vitrail magnifique nous ne tenions plus que ces quelques bouts d’émail. C’est frustrant, et plus nous cherchons à reconstruire notre rêve, plus il nous échappe, telles des feuilles dans le vent, qui nous reviennent parfois quand nous nous y attendons le moins.
    Le rêve est cruel aussi, quand en redescendant, rappelés par la sonnerie de notre réveil, nous devons faire face au mur gris devant notre porte. Il y a tellement de nuances dans ce sujet que l'on pourrait discourir longtemps, et ce thème si général qu’est le rêve n’est pas si facile à appréhender que nous pourrions le supposer.
    J’ai proposé au début de ma prose une citation très jolie d’un de nos auteurs les plus connus, qui nous a offert un rêve sur les pas d’un Petit Prince. Cette phrase exalte le rêve et encourage justement à réaliser et atteindre les objectifs de nos désirs oniriques. Cependant, d’autres points de vue existent, et nous rappellent que les rêves ne sont pas la réalité, et qu’il faut composer avec.
    Mais il y a une chose dont je suis certaine, c’est que je ne serais pas ce que je suis sans mes rêves, et que nous avons tendance à oublier leur impact sur nos vies.

    Les auteurs dont nous avons rassemblé les textes dans cette anthologie ont abordé ce vaste thème avec autant de points de vue différents, et la variété des sujets est sans conteste un atout de cet ouvrage, qui nous permet de passer sans jamais se lasser d’une histoire à l’autre.
    Partez vivre le rêve américain et sa réalité parfois trop dure mais qui se laisse apprivoiser quand on le veut vraiment, ou suivez le voyage d’une jeune femme guidée par «le chat» dans un monde fantasmagorique qui commence près d’un moulin.
    Plongez tels Alice de l’autre côté de Shakespeare dans un songe au bras d’un ondin trop charmant, ou délivrez le monde des rêves que les hommes ne devraient jamais violer.
    Rejoignez les désirs secrets de l’enfance, auprès des loups et des médaillons magiques en regrettant la perte d’une mère, ou avec des chevaliers et des licornes au milieu des arbres qui pensent, ou encore les souvenirs d’une aïeule si douce sur les ailes d’un papillon qui traverse les générations.
    Attention aux dangers des rêves, quand vous fréquentez de trop près de belles inconnues envoûtantes qui vous entraînent toujours plus loin, ou quand certains secrets de famille troublants se révèlent à travers les rêves de vos parents.
    Vivez le rêve brisé de celle qui se voulait sur le devant de la scène, changez le cours de votre vie et de celles de vos proches, ou retrouvez l’histoire de votre famille à travers un rêve prophétique.

    En parcourant toutes ces fabuleuses histoires, vous serez vous-même en train de prendre part à un rêve. Le livre que vous tenez entre vos mains est la nouvelle concrétisation de l’association Héros de Papier Froissé, née à l’origine d'une passion commune pour Harry Potter et pour l'écriture. Grâce aux personnes aussi exceptionnelles que dévouées qui ont rejoint les différentes équipes et grâce aux nombreux auteurs et lecteurs qui sont venus le visiter chaque jour, le site Harry Potter Fanfiction a pu grandir et se développer.
    Mais les fanfictions n'étaient pas notre seule ambition. Nous savions que parmi les auteurs, certains nourrissaient le rêve de publier un jour des textes qui ne seraient plus seulement tournés vers l'univers de J. K. Rowling. Nous pensions aussi aux futurs visiteurs du site, étrangers au monde des fanfictions, qui voudraient s’essayer à la rédaction d’un premier texte et peut-être plus encore. Ainsi furent développés le Héron et, plus tard, le projet d'édition. Aujourd’hui, nous sommes fiers de vous présenter cette anthologie, réalisation concrète d'un rêve qui a longtemps mûri dans nos cœurs.
    Je tenais à remercier toutes les personnes qui continuent à s'impliquer chaque jour bénévolement dans les différents sites et projets, les auteurs, les lecteurs. Je remercie également les adhérents et donateurs qui, grâce à leur soutien financier, nous ont permis de réaliser nos rêves.
    Sachez que l'aventure continuera, par le lancement de nouveaux projets et de nouvelles publications. Si vous voulez prendre part à ce grand rêve, n'hésitez pas à parler de ce livre autour de vous, à proposer votre aide aux projets ou à devenir adhérent.

    Que vos rêves soient beaux,

    Angel M. Meynard»


    C'est en vente sur Internet  ; Comme cadeau de Noël il me suffit que le livre soit sorti car "Angel" est ma fi-fille !  Pour vos amis c'est trop tard mais vous pourrez toujours vous l'offrir à vous-même !
     ( Héros de Papier Froissé est le site de l'association qu'ils ont fondée. Ils y font des publications en ligne, partageant ainsi leurs œuvres, ils participent à des ateliers d'écritures et même à des concours. )

    jeudi 6 décembre 2012

    Un agent de l’administration « qui en a »

    En octobre dernier un cadre civil de l'administration de la Défense a envoyé à tous ses collègues la copie suivante :
    « Lettre ouverte à Monsieur le procureur de la République  »
    « Je me permets de vous adresser, à titre privé, cette lettre ouverte que je viens d’envoyer au procureur de la République du tribunal de grande instance de Créteil. Celle-ci parle de la DGA et des méthodes employées par ses dirigeants... » (DGA : Délégation Générale pour l'Armement.)
    Ce Monsieur, Jacques Girardot, s'était aussi adressé à la Presse. Sur 150 rédactions contactées, aucune n'a repris le sujet… Nous ne sommes plus à l'époque de Zola et des « J'accuse » ! Nous ne sommes plus dans ces époques où la presse ne faisait pas encore corps avec l'institution oligarchique du moment et où cette construction d'une unique pensée "démocratique" nécessaire à l'ordre et aux apparences n'était pas encore bien structurée. Mais comme, à cause d'Internet, les choses redeviennent imparfaites, nous allons l'aider !


    D'après ce courrier et ses pièces jointes (dont je vous invite à lire ici l'original au format *.pdf)
    Ou ICI (c'est le même à partir d'un autre gisement.)

    Une corruption serait organisée au plus haut niveau de l’Etat. Ce, à tel point que l'enquête préliminaire n'aura pas pour but d’établir la vérité, mais de classer le dossier sans suite. Des rendez-vous ont étés manqués à cause d'une mauvaise volonté manifeste et un certain M. DELOR s’est obstiné à dissimuler les malversations qu'il avait constatées sur un marché public à la Délégation Générale pour l'Armement (DGA), en essayant de le discréditer. Au regard des moyens aujourd’hui déployés, pour défendre la sa cause, il devient évident que, d’une part, ces malversations ne se limitent pas qu’à un seul marché public. Ainsi, nous pourrions maintenant raisonnablement imaginer que nous sommes en présence d’une corruption généralisée au sein de nos institutions, dont le bénéficiaire ne peut être que le Parti Socialiste, les autres partis n'étant pas épargnés non plus au niveau des commentaires et explications constituant la pièce jointe numéro deux. Sur la pièce jointe numéro un Monsieur Jacques Girardot raconte ses ennuis pour avoir voulu être un agent de l'administration consciencieux : « En 2010, j’ai découvert, sur un marché public, que des prestations avaient été payées à un industriel alors que celui-ci n’avait rien fourni. J’étais alors chargé du suivi de ces prestations et je rencontrais beaucoup de difficultés pour obtenir des informations fiables à leur sujet, de la part du fournisseur. // Mais je me suis heurté à un mur. On me signifia de retourner à mon travail et d’oublier tout cela. C’est à partir de ce moment que les choses se sont gâtées. Du jour au lendemain, je fus retiré du projet sur lequel je travaillais. // Pendant un an et demi, ma hiérarchie n’a pas arrêté de me tendre des pièges, pour me mettre en situation de faute professionnelle. Par ailleurs, elle a répandu le bruit que je souffrais de troubles du comportement. // et j’ai dû envisager des poursuites pénales pour harcèlement moral. // quatre mois après la procédure disciplinaire, celle-ci a cherché à me déclarer inapte au travail.// Aujourd’hui, j’ai porté plainte contre 12 personnes de la DGA, pour dénonciation calomnieuse et association de malfaiteurs//
    Dernières événement le 19 octobre 2012 vers 2 heures du matin // une jeune femme au physique plutôt agréable et correctement vêtue, faisait mine de dormir devant la porte de mon immeuble avec une petite valise qui lui servait de coussin. En douze ans, je n’avais vu une chose pareille. Je lui ai demandé de rentrer chez elle pour ne pas qu’elle attrape froid, bien que la température de cette nuit était plutôt douce. Celle-ci m’a regardé avec des yeux et un sourire charmeurs. Elle ne m’a pas répondu mais a poussé des petits gémissements de plaisir tout en me regardant droit dans les yeux. Je n’ai pas insisté, car l’histoire de DSK m’est revenue soudain en mémoire… »





    Le document de Monsieur Girardot nous a montré les coulisses de nos belles institutions où gendarmes, policiers et procureurs de la République se mettent aux services de nos dirigeants pour satisfaire leurs intérêts personnels. Intimidations, abus de pouvoir, surveillance de la vie privée, dénonciations calomnieuses, diffamations publiques, trucages d'expertises pénales, atteinte au secret de l'instruction, enquête préliminaire bâclée, prostituées ... sont les armes qu'ils déploient quand une personne devient gênante.



    Il nous a démontré également comment l’UMP et le PS peuvent mener un train de vie élevé, en dépit de la "crise" qui nous affaiblie. Les deux dernières campagnes électorales sont un exemple de leurs dépenses sans compter. «  Rien n'est trop beau pour mettre en valeur leurs candidats et séduire la population. »

    Ce que nous dit Monsieur Girardot, je le crois !

     Au-delà de la séduction des citoyens-consommateurs de promesses, en fait de parfaits sujets comme sous l'ancien régime, c'est le pouvoir qui est usurpé. Pouvoir qui appartient d'abord à ceux qui financent et à ceux qui ont institués l'évangile libéral convenant à ces ploutocrates et aux serviteurs de ceux-ci. Dire que le pouvoir appartient au peuple est un énorme mensonge. Les élus lui ont été vendus, certes, mais suivant un format approuvé et financé par d'autres. Le pouvoir est, de plus, au main d'une mafia qui ne recule devant rien et dont même les crimes sont couverts par des agents publics qui savent parfaitement de quoi il retourne. La complicité active de certains services spéciaux mais aussi la pusillanimité de la magistrature, de la police et la gendarmerie permet cet état de fait. Monsieur Jacques Girardot est juste une exception, un agent de l'administration simplement intègre et c'est pourquoi on dira « qu'il en a » ; à moins que ce monsieur ne réalise pas vraiment à quoi il s'attaque ? Ces gens qu'il accuse de s'être groupés en « Association de malfaiteurs » sont vraiment constitués en mafia, justement. D'ici à ce que sa "maladie psychiatrique" s'aggrave et s'achève en suicide assisté, il n'y a pas loin.

    Par contre il a tors de conclure : «  C’est pour cette raison que ce processus ne peut être dénoncé par quelque parti que ce soit. Même ceux qui ne peuvent pas, de par leur taille, bénéficier de ce système, seraient susceptibles de le convoiter. » . En fait le système est assez opaque pour tromper toutes les bonnes volontés tant qu'on est pas obligé de se confronter à lui et ce, sauf en ce qui concerne les plus coupables évidemment. Par ailleurs l'intronisation au cercle des initiés est progressive et comme dans toute mafia il y existe un sens de l'honneur élastique où la fin justifie les moyens tout en bannissant « l'enrichissement personnel », par exemple. Erreur morale s'il en est car celui qui s'enrichi est au moins conscient de ce qu'il fait, de faire partie d'une mafia et n'est donc pas le pire de tous. Les autres devrait savoir que ceux qui payent sont les vrais patrons et qu'au-delà de la corruption il y a aussi une trahison. Il existe cependant des élus intègres qui finissent par comprendre, par exemple Monsieur Mélanchon qui avait adhéré au PS avant de fonder son mouvement ou Monsieur Dupont-Aignan qui avait adhéré à l'UMP avant de fonder son mouvement. Il existe aussi heureusement des partis hors système, par exemple les écologistes indépendants (Governatori) , l'UPR (Asselineau) ou d'autres partis novateurs ignorés -forcément !- des médias ! Ces mouvements n'ont rien à voir avec les micros-partis satellites rattachés aux mastodontes tels l'UMP ou le PS ; Ils restent plus ou moins condamnés à prêcher dans le désert malgré Internet mais dénoncer les scandales potentiels est possible. Que cela fasse, comment dire, un "buzz", tient surtout de la chance. Dire qu'il suffirait d'un peu de curiosité de tout un chacun pour que naisse une véritable démocratie et que cessent ces ignominies qui ne seront jamais des scandales à cause des silences complices et des arrangements possibles avec une justice carriériste et craintive.

    à Jacques : Bon courage, Camarade !
    Remarque : D'autant que ce "papier" n'arrive pas à passer sur Agoravox !