mardi 6 mars 2007

«En un combat douteux et insensé» n°4


Le bruit des sondages dans les médias devient assourdissant. Il est maintenant nécessaire d'être attentif si l'on veut se faire une idée de ce qui se passe d'important dans le monde. La semaine dernière ceux qui arrivent encore à suivre l'actualité auront notés qu'un point final à la réforme de la justice, c'est à dire aux suites de l'affaire d'Outreau, a été présenté par le Conseil constitutionnel. En fin de compte nous resterons assurés que les bons serviteurs des régimes à venir, aussi bêtes et méchants soient-ils, ne prendront aucun risque à faire carrière avec zèle car loi ne les menace pas vraiment. Toutefois, à propos de justice, l'information importante n'est pas celle-ci. Jusqu'ici, après tout, règne l'ordre habituel des choses...


A Bordeaux, un reniement de cour (ou un renversement d'influence ?) semble bien s'être produit aussi cette semaine là avec d'autres acteurs, en l'occurrence le tribunal administratif. La surprenante nouvelle n'a été que très subrepticement signalé sur les médias nationaux. SUD-OUEST, commentant de son coté sur plusieurs colonnes, a fait un peu mieux. La bataille est en effet en Gironde mais l'affaire n'en concerne pas moins un fondement de la politique européenne. Seuls les girondins et quelques parisiens à l'oreille exercée ont donc eu cette chance de découvrir que, parfois, certains juges peuvent limiter le sans-gêne des décideurs... Encore la chasse me direz-vous ? Non, pas cette fois ! Les récurrents passe-droits accordés aux chasseurs auxquels répondent les habituelles condamnations d'arrêtés ne sont que des leurres. Certes les chasseurs sont des cons, mais des cons qu'on amuse! Les vrais lobbys sont plus professionnels. Ils sont aussi plus respectés des "élites". Ceux-là, édiles et hauts fonctionnaires ne sauraient les amuser : ils les servent! Les routiers, et plus exactement ceux qui se servent d'eux en tant que ressources roulantes de management des stocks et des flux, font partie de cette catégorie. Pourtant… Surprise ! Cette fois, un juge a osé mettre en panne ce projet conçu à leur attention qu'est le grand contournement de Bordeaux !


Rappelez-vous le passage en force de nos auto proclamés "élites" d'Aquitaine sur ce dossier : Un grand débat public avait été organisé fin 2003 à partir d'un certain nombre de conférences-débats en salles ainsi que sur un forum spécial par l'Internet. Je me rappelle être allée à l'une des conférences. C'était, je crois, à Gujan-Mestras. Je me rappelle mieux de la qualité de la présentation et du professionnalisme de Monsieur Dominique Moyen, Président, et surtout de la colère de Marie-Hélène des Esgaulx, notre nouvelle députée qui, s'étant fait un peu chahuter, avait stupidement quitté la salle. Il se trouve que ce soir là la sagesse s'exprimait par la bouche d'intervenants ordinaires très majoritairement opposés au projet même. A tel point que moi-même, normalement bavard, ne trouvais rien à ajouter aux justes paroles déjà émises.... C'est certainement devant la tournure que prenait partout le débat qu'un "Comité Interministériel" décidait et annonçait bien avant clôture du débat public que le contournement serait réalisé.


Ce comité vient donc d'être désavoué par le tribunal administration de Bordeaux. Enfin plus exactement la décision du Ministre des transports en date du 14 mai 2004 entérinant le pré-cité coup de force. Car, manque de pot, il existe des citoyens ayant pensé qu'il était de leur devoir de se plaindre et aussi des juges consciencieux capable de rétablir l'ordre juste des chose !

Je dois reconnaître que je ne croyais pas cela possible et doit rendre hommage aux personnes qui ont su préparer un sincère et efficace dossier et réussi à obtenir justice dans l'intérêt du public.

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Une attaque des prédateurs d'espace a été contrée, ce qui est historique. La bataille contre les gaspillages d'énergie n'est cependant pas gagnée et encore moins la guerre pour sauver la vie sur Terre. Sonne comme une menace sous la plume de Jean-Bernard Gilles (Sud-Ouest), cette assénation impérative : «La noria de camions qui traversent le département et la région ne diminuera pas ».

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