samedi 11 octobre 2008

"La vie continue" n° 13

Fin de la ploutocratie
(rêve de révolution)

À croire les médias nous sommes heureux. Manifestement, nos «démocraties» sont un modèle que, bon princes, nous nous devons d'exporter pour le plus grand bien des peuples obscurantistes et peu civilisés. Ce, au besoin en faisant la guerre à leurs "talibans" et autres tyrans…

Plus c'est gros mieux ça passe ! Démocrates peut-être… Mais nous ne sommes pas plus ici qu'ailleurs, en "démocratie" car il s'agit là d'une utopie inatteignable. Les commentaires télévisuels sont donc "légèrement" abusifs. Démocrates sommes-nous tout de même puisque nous votons… Tout comme votent aussi la plupart des peuples supposés obscurantistes! Toutefois ces malheureux, placés sous l'influence de dogmes et traditions surannées, voire d'un gourou malfaisant, ne peuvent pas connaître les félicités occidentales de la société de consommation!

Ici nous consommons frénétiquement et c'est effectivement la principale caractéristique de notre "civilisation". Si influences il y a, elles ne peuvent être que de celles qui gâtent les enfants élevés par la télévision (pas bien grave, non?) ; L'autre truc c'est le pognon. Appelé aussi "liquide", sa principale propriété physique est la faculté qu'il semble avoir de couler en abondance. Si t'en as pas, d'autres en ont et donc pas de problème : on t'en prêtera ! Les "autres", ce sont les banques, essentiellement ; Elles sont partout et leurs comptoirs partagent avec les agences immobilières le devoir de conserver un style moderne aux centres-villes d'aujourd'hui. Sans elles, là où se trouvaient autrefois les activités et le petit commerce il n'y aurait rien... Sauf "la zone" et de l'ombre passé 19h. Elles sont aussi sur Internet, bien sûr ! Le rôle essentiel des banques consiste à "fabriquer" l'argent afin de vous "le prêter"... Ou plutôt de vous louer ce privilège qu'elles ont de pouvoir mettre tout de suite à votre disposition l'argent que vous allez fabriquer pour elle… Là, vous suivez encore?... J'ai eu moi-même du mal à comprendre : Les banques (plus exactement certaines d'entre-elles mais ne rentrons pas trop dans le détail car c'est assez compliqué comme ça) fabriquent virtuellement le pognon, ou plutôt les trois quarts de ce qui circule comme pognon, mais c'est vous qui ferez de cette avance une réalité, dès lors que vous l'aurez concrétisé et restitué (tu parles!) avec intérêts au banquier. On appelle ça le crédit.

Au cas où vous n'auriez pas comprit, précisons ce que le crédit n'est pas, ou n'est plus, la mise à disposition auprès des emprunteurs de l'argent déposés par d'autres... Illusions tout cela car aux prix où sont (étaient) maintenant les biens négociés dans les bourses et ailleurs, il n'y en aurait évidemment pas assez dans les coffres ! Ils ne possèdent même pas l'argent qu'ils prêtent! Voilà qui bouscule nos naïves certitudes et il a fallu que ça s'écroule pour que se révèlent leurs montages de margoulins ! Accessoirement nous découvrons aussi pourquoi nous devrions adorer "la croissance"! Sans croissance impossible de constituer l'argent qui, au départ, n'existait pas!

À part ça le crédit n'est pas seulement une vaste estroquerie, c'est aussi une arme de coercition qui révèle la véritable nature du régime établi, un système qui a le pouvoir d'asservir les plus rebelles! Moins drôle vu du coté des sujets, c'est la "dette" tout simplement. Celle que la putain doit au souteneur qui l'a formé, celle pour laquelle les états africains, encore plus fantoches que les nôtres, oblige au sacrifice des peuples.... Bref, le pouvoir est à celui qui détient l'argent, voire mieux le fabrique ! Concernant cette suprême prérogative, il s'agit là normalement du privilège des princes, réservé à ceux qui figurent coté face de la monnaie... Mais pas chez nous(!) où même l'état "s'endette" (nous endette!) Fantoches et complices, nos élus ne sont pas là seulement pour nous faire croire à la démocratie, ils sont les serviles auxiliaires du véritable régime lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes d'authentiques ploutocrates.

Passons... L'arme du crédit s'est enrayée. Un pot aux roses se révèle et avec lui un régime frauduleux. Les médias, complices, poussent des cris d'orfrais. La fausse monnaie se volatilise, et alors ?

N'ayons surtout pas peur : la crise sociale était déjà là ! C'est elle l'élément déclencheur et non au contraire la pire attente du crash bousier. Parce qu'à nécessiter plus qu'il n'est possible, le parasite peut parfois mourir le premier,

Et la vie pourra reprendre, libre et sans entraves. (Attention tout de même aux lions, rapaces et autres arrogants personnages.)


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