lundi 17 mars 2014

Les détails : Le système pantone mais c'est très simple !

Eau, forêts et...     Vapeurs d'eau !

Il se dit beaucoup de "bêtises" (que les animaux non humains me pardonnent ! ) à propos du système économiseur de carburant Pantone. Nous devons donc commencer par nous nettoyer l'esprit et nous libérer des idées reçues. En effet ce système,

  • n'a rien de magique ! Il ne fabrique pas ou ne fait pas appel à de nouvelles sources d'énergies supposées « libres » par exemple.
  • ne fait pas de votre moteur un nouveau moteur, un autre moteur... ( au lieu de parler de système Pantone, d'économiseur Pantone ou d'améliorateur Pantone ou autres expressions correctes... certains articles traitent d'un supposé « moteur pantone » alors que Monsieur Pantone n'a nullement inventé un nouveau moteur. )


Bref, pour bien saisir ce qui se passe dans un système Pantone vous devrez oser, finalement, vous en remettre aux banales leçons de la nature et aussi aux bonnes vieilles règles de la physique. Ça va manquer de merveilleux mais l'étrange est insaisissable et vous verrez que vous ne perdrez pas au change : l'authentique félicité consiste à d'abord à comprendre la nature ! C'est aussi le seul moyen pour en user sans abuser car il faut évidemment la remercier. Correctement saisi le monde devient jouissif même et surtout lorsque, à votre interrogation se révèle comme toujours une issue bête comme choux. La nature est ainsi merveille qui se donne à vous mais qu'on croirait insaisissable parce qu'elle est belle alors que si elle est belle c'est justement parce qu'elle s'offre à vous. Bref, lorsqu'un truc vous échappe il vaut mieux éviter de chercher trop loin. Voir autrement est bien plus malin... Sur ces considérations parlons maintenant de vapeur d'eau :

La vapeur existe sous deux formes,
    • Vapeur sèche.
    • Vapeur saturée.
Pour les distinguer c'est facile : La vapeur sèche est invisible alors que vous voyez la vapeur saturée. Ainsi au dessus d'une casserole d'eau bouillante vous voyez généralement de la vapeur mais parfois pas, or il y a toujours de la vapeur au dessus d'une casserole d'eau bouillante ! En réalité il y a même toujours de la vapeur dans l'air ambiant, ce pour une moyenne d'environ 7,5 g par m3 d'air (en fait ça change énormément avec les saisons et ça augmente aussi à cause du réchauffement climatique dans la même proportion que la température : C'est à cause de ça qu'il y a plus de tempêtes qu'autrefois puisque l'eau est le vecteur de la thermodynamique de l'atmosphère !) Cette vapeur ambiante se voit : les nuages c'est de la vapeurs saturée ! On considère, certes, que les nuages sont constituées de minuscules gouttes d'eau ou de cristaux de glace, ce qui est vrai, mais nous pouvons aussi considérer qu'ils sont constitués de vapeur saturée. C'est là juste une autre façon de voir, tout aussi juste que la considération commune mais bien plus parlante. C'est même plus convenable en fait car l'eau en forme de vapeur saturée, donc faite de gaz et faite d'aérosols liquides ou solides, constitue un même corps chimique dont l'état n'est tout simplement pas arrêté. La vapeur étant partout dans l'atmosphère nous avons dans le ciel bleu de la vapeur sèche et dans les nuages de la vapeur saturée. Regarder un joli ciel, tel celui qui illustre le présent article, c'est regarder la vapeur et comprendre la forme qu'elle donne aux fonds d'images. Mélangée à d'autres gaz, ceux de l'air par exemple, la vapeur d'eau peut se saturer aux températures courantes car ces limites (point de rosée) dépendent de la pression de vapeur saturante, notion que je vous invite cependant à oublier vu que nous nous en foutons royalement en ce qui concerne le présent problème...
- Lorsqu'elle est pure, la vapeur n'est sèche qu'au dessus de 100°C si ce gaz est à la même pression que l'atmosphère mais cette température limite baisse avec la pression tout comme l'eau liquide peut bouillir à bien moins que 100°C dans les mêmes conditions et inversement avec les pressions élevées. Ainsi l'eau peut rester de l'eau à des températures bien plus élevées que 100°C lorsque les pressions sont fortes : Par contre ça vous devez le savoir, ces notions étant utiles à toutes les technologies faisant usage de vapeur d'eau ! Notez aussi qu'une eau liquide à plus de 100°C, voire bien plus, est dite surchauffée. Par extension le même qualificatif s'applique à une vapeur saturée elle aussi très chaude ( plus de 100°C) . À l'inverse la vapeur peut rester sèche alors que les conditions de pression et de température font qu'elle devrait se saturer : Dans ce cas on parle de vapeur en surfusion ( On s'en fout pour ce qui nous occupe sauf que ce savoir éviterait aux crédules de porter foi aux imbécillités littéraires genre chemtrails et autres soucoupismes qui enrichissent ceux qui les inventent!)
    •  Par ailleurs la vapeur saturée peut s'électriser (se charger d'électricité statique), peu importe qu'elle soit pure ou mélangée à de l'air, mais la vapeur sèche non. Voir la Machine d'Armstrong.
    • (Nota : cette propriété de pouvoir s'électriser n'est pas spécifique à la vapeur d'eau. Elle s'applique aussi et dans les mêmes conditions aux vapeurs d'hydrocarbures.)

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Voyons maintenant ce qui se passe dans un dispositif Pantone.

  1. Considération générale :
Ce système utilise de l'eau. Celle-ci est transformée en vapeur puis forcée à traverser un dispositif particulier appelé « réacteur pantone » avant d'être mélangée à l'air d'admission. 
  1. Production de la vapeur : 
Celle-ci est produite par un « bulleur ». Celui-ci contient l'eau nécessaire ou une partie de celle-ci (en ce cas le bulleur est évidemment relié à une réserve d'eau. Dans le genre une variante miniature appelée « générateur de vapeur » constitue une alternative au bulleur classique). 

Ce bulleur est réchauffé soit par dérivation d'une partie du liquide de refroidissement ou de l'huile, soit par dérivation de gaz d'échappement ( avec la solution « générateur de vapeur » le dispositif est directement inséré dans les gaz d'échappement.). Il faut que l'eau soit maintenue très chaude sans être bouillante car c'est la dépression qui doit finalement provoquer et piloter l'ébullition. Le chauffage nécessaire apporte l'énergie requise. Ainsi obtenons-nous une ébullition légère appelé « bullage » par l'inventeur. Cette ébullition est parfaitement contrôlée en débit de vapeur par la dépression d'admission du moteur : Avec les moteurs à piston la dépression n'est pas parfaitement constante et le débit de vapeur non plus.
  1.  Remarques relatives à cette première partie : 
    Il importe que la température de l'eau "bullée" soit bien régulée, aussi la solution du bulleur réchauffé par le liquide de refroidissement moteur est-il plus fiable et plus économe en eau. La vapeur produite doit être sèche et le rester jusqu'à la prochaine étape en conséquence de quoi il vaut mieux que le raccord nécessaire soit le plus court possible et(ou) que celui-ci soit soit isolé à l'aide de manchons. Il faut aussi que le bulleur et le raccord de sortie soient bien étanches !

  1.  Étape suivante : Réacteur pantone ou triboréacteur.:
C'est le coeur du système.
 L'inventeur s'est tout de suite douté qu'il s'y passait quelque d'important. Il a donc nommé cette partie « réacteur » car effectivement il y a une réaction là dedans. Le terme est cependant trop générique pour que nous nous en contentions et que nous puissions l'aimer surtout quant on est écologiste car ce terme fait immanquablement à d'autres « réacteurs » tels ceux qui menacent tant les Français §:o(  après avoir frappé ces pauvres japonais à Fukuchima ! On peut atténuer cette connotation morbide par un qualificatif et parler ici de « réacteur Pantone ». Pour ma part je vous propose d'appeler cet organe « triboréacteur » et vous verrez que c'est bien mieux !
      4.1) Apparence :
Le dispositif est constitué d'un noyau cylindrique en acier inséré dans un tube également en acier de manière à laisser un passage étroit autour du noyau. Cet ensemble est lui-même glissé dans la canalisation d'échappement moteur.

      4.2) Ce qui se passe là dedans :
La vapeur arrivant sur le noyau trouve un frein ce qui génère une remontée locale de pression et donc une amorce de condensation mais (s'il y a un « MAIS » c'est important et ici il y en a plusieurs) non seulement la vapeur ne peut pas libérer sa chaleur latente mais en plus elle reçoit d'autres calories car l'ambiance est déjà chaude. La vapeur se sature tout de même mais tout juste de la valeur requise en volume par la réduction de section. Elle n'aurait pas dû se saturer mais a bien été obligée de le faire : Nous obtenons donc donc de la vapeur saturée surchauffée plus sensible à l'électrisation car la condensation partielle nécessaire ne peut pas restituer de chaleur à l'extérieur. Cette double contrainte et la brutalité du freinage ne génère pas que de la chaleur mais aussi des turbulences avec micros-zones de pressions différentes et de changements d'états. Par ailleurs les expérimentateurs déconseillent justement de profiler le noyau (les meilleurs noyaux seraient cylindriques). La vapeur saturée surchauffée se glisse donc le long de celui-ci en un écoulement turbulent suite à quoi la vapeur s'électrise un peu comme elle fait à d'autres échelles dans la machine d'Armstrong ou dans les orages.

 Notons que la machine d'Armstrong utilise des billes de buis et non pas un noyau d'acier. Les expérimentateurs de systèmes Pantone recommandent l'utilisation d'aciers plus ou moins magnétisables pour le noyau et le tube, notamment d'aciers inoxydables peu magnétisables mais un peu tout de même. Je doute que cela soit important mais je vais par précaution faire comme eux et au moins c'est du solide et ça ne rouillera pas ! Certains expérimentateurs recommandent de bien polir le noyau et d'autres un noyau bien rugueux. Ce sont certainement les seconds qui ont raison cependant en pratique les résultats se ressemblent énormément donc le plus simple consiste à utiliser les barres telles qu'elles sont. ( Lorsqu'on ne sait pas ce qui est le mieux, il faut toujours choisir la solution du moindre effort §:o) !)

    1. Suite des événements :

    La vapeur électrisée dont être mélangée à l'air d'admission. Celle-ci peut maintenant sans problème se saturer plus fortement, ce qui est déjà forcément le cas au point de mélange. Le tuyau de sortie du triboréacteur peut donc être en cuivre nu et il vaut mieux d'ailleurs car un tuyau en caoutchouc pourrait ne pas supporter la température de la vapeur à cet endroit. C'est encore plus important pour les véhicules récents bourrés d'électronique et pour lesquels il vaut mieux veiller à bien enfermer les charges électrostatiques : En cas de doute sur la continuité on ira même jusqu'à ajouter des tresses de masses sur ces tuyaux. Le mélange avec l'air d'admission doit se faire évidemment après le filtre car faire passer la vapeur électrisée dans un filtre est le plus sûr moyen de la décharger donc ça ne fonctionnera pas ! (Et le bulleur lui-même marchera moins bien en raison d'une dépression moindre ; Notons qu'il peut être nécessaire de poser un étranglement au point de confluence afin de profiter de l'effet venturi ce qui n'est pas toujours possible pour les diesels et notamment pas pour une AX : ici croisons les doigts ! §:o(  )

    1. Combustion améliorée :
      La suite arrive toute seule, comme par magie sauf que ce n'est pas de la magie ! De toute façon l'amélioreur Pantone en ajoutant un peu de vapeur saturée électrisée à l'air d'admission a terminé son travail et moi aussi car je ne sais pas pourquoi cet apport de vapeur saturée électrisée améliore la combustion !. Ce qui est sûr par contre c'est que la combustion s'en trouve nettement optimisée: Il y a trop de témoignages dignes de foi, mesures à l'appui, pour en douter encore ! La pollution, notamment en production de « particules » (mot politiquement correct désignant tout simplement les suies), se trouve réduire de 90 % et la consommation de gazole pratiquement d'un tiers.


    Voilà, vous en savez maintenant autant que moi ( désolé de ne pas tout savoir!) Dans les prochains message je continuerai à rendre compte de l'avancement des travaux.

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