mardi 26 mai 2009

N°8 - Ah... L'Europe !

La maison poirote mais ce n'est pas la faute à Monsieur Soleil. L'été sera là dans moins d'un mois et pourtant le placard attend toujours son compteur! Il faut dire que coté paperasses les choses ne vont pas dans le sens d'une simplification. L'interlocuteur n'est plus EDF mais ERDF, laquelle délègue études et travaux à des sous-traitants. Cette boîte est en pleine réorganisation et ses bureaux ont déménagés deux fois en trois mois. En conséquence de quoi les dossiers s'empilent, lorsqu'ils ne s'égarent pas ! Par ailleurs je me demande comment les usagers (pardon : «les clients») seront traités à la prochaine tempête. La précédente avait cassé le poste de transformation du coin et depuis le voisinage est raccordé à une remorque. Je n'ai pas vu les gens d'EDF ni d'ERDF travailler autour mais d'anonymes ouvriers, ceux des petites boites qui aujourd'hui font le boulot des grosses. Toujours-est-il que les portes de la remorque sont grandes ouvertes depuis des jours et des jours...
Le problème a été signalé mais personne n'est venu. Ce n'est pas moi qui vais m'en charger : Je ne touche pas à ça... Même pas aux porte ! On ne sait jamais avec la très haute tension ! En espérant que les gosses de quartiers ne soient pas trop curieux... !
De son coté Croa risque se retrouver interdit de vol quelques jours parce que le règlement sur les licences a évolué... Les renouvellements sont maintenant plus long et compliqués mais (pour compenser?) ce sera valable plus longtemps!
Ah... l'Europe !

Ceci est symptomatique ; Derrière ces tracasseries inutiles et ces légèretés surprenantes se cache un ordre et des priorités dont la pertinence nous échappe. Des règlements aux apparences technocratiques, plus certainement une optimisation le l'investissement pour un monde libre... Surtout pour les suborneurs. Si encore une citoyenneté subsistait en ce machin à faire du pognon pourrions nous espérer en changer les orientations à défaut d'en simplifier les rouages… Hélas non! Le peuple peut s'exprimer à condition que ce soit comme on le lui suggère et la désapprobation de 2005 n'a nullement mis nos "élites" dans l'embarras. Aujourd'hui il se murmure que les habitants de l'Europe, enfin conscients de n'être que des sujets, ne se rendraient aux urnes que fort peu nombreux le 7 juin prochain…

Sur le fond ils ont raison puisque voter ne sert à rien. Mais coté forme cela ressemble bien à une capitulation et cette forme d'(in)action est bien puérile ! Cette fausse démocratie nous impose les règles et le terrain de l'adversaire. Nous sommes donc sûr de perdre. C'est vrai mais au moins qu'une résistance reste présente, bon sang ! Ce, fût-elle peu nombreuse et, surtout, dispersée!

Votre serviteur, qui ne capitule pas, votera pour l'Alliance !

Et comme cela ne suffira pas, c'est bec grand ouvert que
Croa a balancé ça sur AgoraVox, ce qui a propulsé bête, plumes et stylo jusque sur yahoo actualités !

Une impression d'atteindre le firmament juste avant
de se faire clouer au plancher des vaches !

lundi 20 avril 2009

N°7 – Francis dans les étoiles... Aux oubliettes Christian !

Bien au delà du plafond se trouvent les étoiles. Ce sont les médias qui les engendrent mais rares sont ceux à qui on offre une chance car la normalité reste les oubliettes. Francis est un chouchou car il chante et fait marcher le commerce mais surprend en politique ; Christian doit être puni, c'est un iconoclaste qui ose dire la vérité sur les corridas!

Rime la liberté qui préfère Internet
contre l'esprit des maîtres qui exige un air net
Libre leçon de n'être point sujet ni âne
s'exprime en ligne notre Francis Lalanne
Auteur censuré sur France 2 par la horde
s'exprime en ligne notre Christian Laborde
à ses amis qui j'espère, en redemandent,
vidéos détonnantes que Croa recommande !


Pour Francis c'est Agoravox qui relais. Vous pouvez réagir !

mercredi 8 avril 2009

Ma cabane sur le Bassin.
Croa empafonne !

N°6 – Croa crève le plafond !


Selon certains Internet serait l'outil des communications vraiment partagées autant qu'universelles et le XXIe siècle celui des démocraties parfaites. On déchante vite ! La mode des blogs recèle ses tares en son succès même puisqu'il existe peut-être bien plus de blogueurs que de lecteurs! Que lit-on de spécifique sur le ouaîbe ? Pas grand chose semble-t-il ! Ne s'y reflète finalement que ce que montrent ces mêmes médias créateur de pensée unique et moteurs culturels de ce que fut la fin du XXe. Toujours aussi présents aujourd'hui ils donnent encore le "la" ce qui offre au promesses d'Internet le même destin que celui des "radios pirates" nées en 1981, vite étouffées et vendues à une pub affligeante, laquelle ne pouvait s'accorder qu'avec les derniers tubes à la mode.

Bon j'exagère... Internet c'est aussi la nouvelle presse en ligne et notamment Agoravox «LeMediaCitoyen», cette plate-forme multimédia mise à la disposition de tous les citoyens qui souhaitent diffuser des informations inédites. Ce truc marche fort bien et si tout le monde ne connaît pas c'est parce que le ouaîbe foisonne énormément. Disons que ça fait parti des choses qui émergent et dont on parle tout de même pas mal! Publier sur AgoraVox c'est détenir un peu la parole. Aussi me suis-je inscrit il y a déjà un certain temps. J'ai essuyé un premier refus dû, je pense, à des prises de position détonnantes.

Mais cette fois ça y est ! La maison y est à l'honneur, enfin surtout les tuiles et la micro-centrale qu'elles constituent. Retentissement assuré ? Pas encore mais déjà une anti-pub, un de ces message qui libère le client-sujet et propose, ici, de brouiller les rôles afin commencer à reconstruire la citadelle des citoyens en commençant par chez sois!

C'est en ligne depuis hier et il y a déjà plus d'une quarantaine de réactions !

mardi 17 mars 2009

Ma cabane sur le Bassin.

N°5 - Levons le secret !


Il y a déjà presque deux mois les travaux commençaient...

<br><object style="width:200px;height:150px"><br> <param name="movie" value="http://croa33.club.fr/Video/flvplayer.swf?file=mavideo.flv" /><br> <param name="quality" value="high" /><br></object> <br>

(Cliquez sur le bouton triangulaire pour lancer le film.)



Coté esthétique, il en reste pas mal à faire... Si le temps le veut bien.

Coté énergie le contrat d'union reste à activer. Lorsque les connexions au réseau seront opérationnelles notre foyer sera autorisé à répandre dans les fils la vitalité du soleil par la magie de fée l'électricité. Mariage de raison bien sûr mais le Soleil est si chaud ici que notre vielle cabane ne se plaindra pas ! Nous signerons donc pour elle... (à suivre)

vendredi 6 mars 2009

Ma cabane sur le Bassin.

N°4 - Trois pelés et un tondu


La conférence-débat de vendredi dernier a fait un flop. Je croyais que nous avions pourtant de bons atouts avec un thème important qui concerne tout le monde, un film gratuit et une bonne salle entre nord et sud Bassin.

Le Bassin d'Arcachon est peuplé de beaufs qui roulent en 4x4 et ne s'arrachent de leur télé que pour des lotos. Celui des chasseurs remplit toujours la salle, si j'en crois ce que dit le permanent, un type sympa comme ils sont tous à la mairie de Lanton.
Tant pis pour «L'argent dette» et pour tous ces innocents heureux qui ne veulent pas voir qu'un monde va s'écrouler! Leur univers, celui de l'abondance et des apparences, est moribond. Tant pis pour eux s'ils ne sont pas prêts!
Les véritables empêchés ont tout de même vu le film sur Internet, je présume! Ceux-là n'ont loupés que le débat et la présentation de la documentation dont celles-ci:
- Parmis les livres recommandés par la FEA : «Doubler son pouvoir d'achat c'est possible» - Jean Marc GOVERNATORI et «Rendre la création monétaire à la Société Civile» - Philippe DERUDDER
- Aux éditions "Le souffle d'or" : «Dette publique, une affaire rentable» - André-Jacques HOLBECQ & Philippe DERUDDER

Retour à la maison...
A l'intérieur il y a du feu, du café et des écrans. Celui de la TV remarche depuis dimanche ; Nous ne sommes pas parfaits même si nous écoutons surtout la radio et préférons surfer sur Internet ! À ce propos sachez qu'il faut vite en profiter car ce média encore assez libre pourrait bien se voir imposer bientôt quelques nouveaux handicaps. À force de chercher le truc qui bâillonnera le ouaîbe sans en avoir l'air ils finiront bien par le trouver ! Le dernier projet en cours est la loi "Hadopi" censé protéger la création artistique (tu parles!)… Après le «terrorisme» c'est le téléchargement gratuit qui sert de prétexte pour surveiller les sujets français internautes ! On parle aussi d'imposer certaines nouvelles règles aux calculs de référencements utilisés par les moteurs de recherche. Le prétexte est encore la protection des auteurs ainsi que les enfants ! Ces pauvres gosses n'ont jamais été aussi bien protégés ! Que ne vont-ils pas encore inventer pour favoriser la pensée médiatique et professionnelle (souvent la plus perverse) ?
Plus d'infos et action:HADOPI - Le Net en France : black-out


Autour de la maison il y a du soleil mais pas tout le temps. Février se termine en beauté ici avant que n'arrivent les giboulées de Mars, lesquelles sont bien au rendez-vous ! La grêle se manifeste maintenant par un nouveau bruit et voilà ensuite des gouttes qui glissent facétieusement sur des tuiles toute neuves…

Car cette belle cinquantenaire s'est fait offrir un nouveau toit... (à suivre)

lundi 23 février 2009

Ma cabane sur le Bassin.

N°3 - Action locale sur un sujet universel

Pochette du DVD "L'argent dette"

Non, la Maison ne prend pas mon temps ; C'est une fille sage à qui un peu de liberté peut être accordée. Le grand jour se prépare en secret !

Dans l'attente votre serviteur a autre chose à faire... C 'est à Lanton et nous allons parler d'argent !




(à suivre)

lundi 2 février 2009

Ma cabane sur le Bassin.

N°2 - Les charpentiersReste un tronc


Cette semaine il a fallu parer au plus pressé... J'ai donc mis un peu d'ordre dans le jardin et même dans les environs. Nous avions un magnifique pin lyre. Klaus l'a écartelé et ses deux branches barraient la rue. Cela n'aurait pas dû arriver ! Après ce qui s'était passé en 1999 j'avais cru bon de l'empêcher de grandir, lui avait donc coupé la tête juste au dessus de deux belles branches. Comme prévu celui-ci s'était donc transformé en pin-lyre magnifiquement trapu et rond donc beau, costaud et forcément apte à affronter toutes les tempêtes. C'est donc raté bien qu'il ne se soit pas couché comme les autres mais ses deux belles branches ayant cassé au niveau du noeud il ne reste plus de lui qu'un vilain tronc, bref il est foutu !

Occupé à débiter le cadavre, un voisin m'interpelle pour me demander depuis quand je dispose de l'électricité (ma tronçonneuse est électrique.) Celle-ci était revenue mardi à 21h ce qui démontre qu'en ce moment il y en a qui ne comptent pas leurs heures! Cette ardeur laisse admiratif ce qui ne suffit pas au voisin, toujours privé d'énergie mais qui comprend bien les difficultés des compagnons électriciens. Parlant de choses et d'autres nous en venons à la maison. C'est aimablement qu'il m'explique l'avoir toujours connu et pour cause, Madame Lacaze qui nous l'a vendue était de sa famille autrefois propriétaire de larges parcelles du quartier, quoique ces terrains soient agricoles à l'époque. C'est Monsieur Desgand, aujourd'hui décédé, charpentier à Canauley (hameau boïen), qui l'a construite en 1958 contre la cabane préexistante. Quoiqu'il ne soit pas sûr de l'antériorité de la dite cabane car une seule chose est sure, cette partie n'est pas de facture professionnelle ! De mon coté je l'informait du devenir de la maison et de sa liaison naissante avec l'astre du jour lorsque nous fûmes interrompu par l'arrivée d'Emmanuel, le jeune charpentier chargé de préparer la mariée.

(à suivre)

lundi 26 janvier 2009


Ma cabane sur le Bassin.

N°1 - La maison

Ce n'était autrefois qu'une cabane en bois comme on en trouve autour du Bassin. Mais lorsque je l'ai découverte, en 1989, c'était depuis longtemps une vraie maison car un second corps de 27m2 utiles avait été ajouté à la cabane. Elle n'était plus très belle et ses seuls habitants avaient commencé à en ronger les structures. Les petites bêtes lucifuges vivaient en fait dessous ; Elles avaient profité de la malheureuse idée des derniers humains présents, à savoir de recouvrir de Vinilia une cloison en isorel pour se créer un réseau jusqu'au plafond.

Si nous ne l'avions pas acheté, elle se serait écroulée, c'est sûr !

Note d'actualité : Et la tempête ?
Quelques égratignures, rien à voir avec 1999 puisque cette année là des pins avaient faillit écraser la pauvre maison, laquelle s'en était tirée avec quelques, mais sérieuses, fractures. Depuis les pins sont à l'écart !
On en éclaterait de rire si d'autres n'étaient pas bien plus touchés. Surtout que d'autres encore, notamment au pays de Jésus, ont eu à subir bien pire que la nature en ce début d'année! On n'en rira pas car il faut laisser aux cyniques cette exclusivité que sont leurs réflexes d'imbéciles: Lire ça !
De plus, le personnage important de cette nouvelle série de message, c'est le Soleil, pas le vent ! Il y aura aussi des humains... humains car les autres ne nous intéressent pas ! (Les "autres" ça existe partout, hélas, mais là où il y a un delta ils sont souvent rois!)

(à suivre)

samedi 3 janvier 2009

"La vie continue" n° 17

Le père Noël existe !

Poupée Sarko et manuel vaudou


Oui il existe, la preuve : Il m'a apporté une poupée vaudou ! Grâce à elle les "réformes" échoueront puisque le démon ubiquiste se perdra en Palestine sous des bombes promises aux indigènes et le mal sera retourné à ses maîtres (enfin... Si j'arrive à maîtriser l'objet ! Le vaudou est chose nouvelle pour moi. Le manuel livré avec la poupée ne fait que 56 pages... ça devrait aller, non? )



L'an 2008 est passé. La vie qui continue est, finalement, de plus en plus précaire.


Cette poupée est salutaire car sans elle je ne pourrais jamais
pour 2009 vous souhaiter une...

Bonne Année !
(Fin de « La vie continue ». Je vous promet une autre série
pour l'année qui commence. )

dimanche 7 décembre 2008


"La vie continue" n° 16

Retour à Montesquieu

L'université n'est plus réservée aux jeunes ! Déjà il y a presque exactement trois ans nous y débattions de «Pôles de compétitivité.» C'était avec le syndicat. Cette semaine : Retour sur le "campus" mais avec Espace-Marx (un truc où se pense le monde). Quoique cette foi ce soit à l'IEP (Institut d'études politiques je crois), un endroit pas très sympa où sont formés les "élites" de la haute administration. "Formé" est ici le juste mot, les jeunes gens y ont de toute façon dès l'entrée bon chic bon genre et la pensée unique y règne en maître. Un précédent passage en ces lieux au siècle précédent me l'a prouvé alors que j'avais pourtant été averti : Il y avait là un dénommé Rincon, alors torero à la mode, venu passer un "Grand Oral" public dans l'amphithéâtre Montesquieu. Ce jour là, après deux heures d'une messe parfaitement mise en scène et histoire de conclure sans fausses notes, les étudiants lui firent une obséquieuse haie d'honneur. Mauvais souvenirs...

Mais pour les deux journées «Actualités de Marx écologiste, Sociologue, Historien, économiste,...» censées nous éclairer sur « Marx est-il encore utile aujourd’hui pour penser le monde, ses évolutions, ses transformations ?» il n'y avait pas Sud-Ouest et peu d'étudiants. Nous pouvions donc tout nous permettre. La salle n'était pas très grande et nous étions entre nous, c'est à dire entre "plutôt vieux". Je retrouvais ici des militants, des syndicalistes déclarés, de simples curieux et aussi des intellectuels dits de gauche particulièrement ferrés et qui semblaient bien se connaître. Ces intellectuels étaient, il faut le dire, les intervenants prévus au programme. Nous pouvions, bien sûr, tout à fait les contredire même sans savantes références et le débat fut très ouvert. Que des cocos dans le public ? Hé bien non car nous étions trois de «La France en Action»: Marie-Dominique qui était avec moi et Yves Montaud ! Je m'attendais si peu à voir là que je ne le reconnu pas tout de suite ! (La pause a été l'occasion d'échanges sur l'actualité du mouvement et nos travaux.)


Espace-Marx, ce sont essentiellement des cocos. Si je connais c'est parce que Dominique Belougne, responsable local de cette organisation, m'en avait fait l'article, il y a longtemps déjà... Très longtemps! Dominique est communiste mais pas marxiste (enfin, c'est ce qu'il dit!) Les cocos d'aujourd'hui sont plutôt sympas avec leurs idées du XIXe siècle et il n'y a aucune raison de ne point les fréquenter même si on n'adhère pas. Par ailleurs les conférences-débats organisés par Espace-Marx sont presque toujours très intéressantes. J'avais envoyé un message (lien pdf) écrit aux organisateurs que je pensais présenter.

La première intervenante au programme était Dominique Bodart. À partir de son sujet «Marx, la terre et les paysans», citant Engels et la culture canaque celle-ci répondait d'entrée à mes dernières questions !
En bon français moyen de culture très télévisuelle, donc connaissant mieux les indiens d'Amérique que nos indigènes de Nouvelle-Calédonie et même le compagnon de Marx, j'avais sollicité Seattle dont il ne fut pas question. J'avais raté mon entrée mais l'important étant d'apprendre ce fut très bien comme ça. La suite des débats m'a tout de même permis de revenir sur une bonne partie de mes attentes. Certains exposés étaient particulièrement complexes, à défaut d'être exacts... Il fallait donc y trouver ses repères, ce que le débat a permis (Enfin, il me semble!)

Je voulais voir si les vieilles théories politiques conservent un intérêt et surtout trouver avec leurs partisans une accroche possible. À force il faudra bien que se révèlent les nouvelles lumières, celles qui relieront tous ceux qui cherchent l'ouverture qui libérera les peuples sans les diviser et leur fournira un avenir. Déjà, les rapprochements théoriques sont en bonne voie...

Tous ensembles, un seul peuple en action, c'est une autre affaire car les clivages ne sont pas que théoriques !

Tant qu'il y a de la vie...

mardi 11 novembre 2008

"La vie continue" n° 15

Une monde méchant

Sarkozi rigole
Je viens de recalculer ma future retraite. J'aurais pu faire ça plus tôt... Mais - est-ce une intuition ? - la chose me faisait peur. En même temps je voudrais avoir confiance, ne pas savoir... Faire comme cette majorité des gens qui, tel un troupeau d'autruches, font confiance à leurs "élites". (Parfois ma position d'éternel contestataire pèse. ) Après tout la première "réforme" avait été, grâce à une échéance différée, sans graves conséquences pour moi... Juste senti le vent du boulet ! Cela aurait dû m'inquiéter mais avec une certaine candeur je persistais à penser que la toute dernière, celle des 164 trimestres requis, devrait logiquement être pour encore plus tard et donc pour les autres...

Las, il n'en est rien ! Les échéances sont les mêmes et, du coup, ceux que la première "réforme" a juste épargné sont justement ceux qui en prennent le plus dans la gueule ! Pour moi ce sera 5 ans de plus à faire ou moins 340 € par mois en moins sur la pension ! (J'ai quant même la chance d'avoir le choix sachant que pour mon homologue du privé ce sera généralement moins 340€ et un cinglant : «Casse-toi!») Par ailleurs le tout dernier cadeau de Sarko consistant à nous "offrir" la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans a de quoi inquiéter !

Vieux, jeunes, actifs ou non, nous sommes ou seront tous touchés par la méchanceté de ce monde tendant à la confiscation du domaine promis à chacun, sauf en ce qui concerne Monsieur Sarkozi probablement seul français méritant vu l'amélioration de ses indemnités de fonction. Mais pourquoi tout les autres devraient-ils être punis? Pourquoi tant de gens carrément privé d'emploi ? Pourquoi bientôt faudra-t-il pour nous tous, avec en première ligne les déjà punis durant la "vie active", renoncer à une vieillesse digne? Progressivement un monde s'écroule. La vieillesse c'était jusqu'à présent une promesse de seconde vie. Pas celle d'une vie inutile comme le montre la vitalité de certaines associations en lesquelles le bénévolat est essentiel. - Jeudi dernier, lors d'une assemblée d'ADMBA (une association de soutien au commerce équitable) les "actifs" pouvaient se compter : Nous étions 3 ou 4, les autres étant tous des retraités ! - Il en sera donc fini de ces structures solidaires, ou presque ! Retraités, nous pouvions aussi, plus égoïstement, envisager de vite redécouvrir le monde avant d'être très vieux, ce qui fatalement arrivera ! Ce, tels ces amis (qui se reconnaîtront) sillonnant la France en camping-car et trouvant encore le temps de défendre nos amis les bêtes à l'occasion! Parmi les cheminots, autrefois des privilégiés assurés d'une longue seconde vie, il en est reconverti aux petits trains (quoique... au moins un!). Certains de ces grands gosses peuvent entretenir de magnifiques réseaux miniature dans leur grenier avec petites maisons, petites rivières et tout. Même les feux tricolores fonctionnent depuis que chez Conrad les leds miniatures rouges, vertes et jaunes qui vont bien sont disponibles! On reconnaît un réseau de cheminot aux solutions techniques mises en oeuvre. Prenons exemple de la nécessité d'éviter toute rencontre malencontreuse entre deux petits trains. À ce problème les solutions sont multiples mais notre ami cheminot choisira la solution dite des "cantons", à savoir qu'il ne peut y avoir qu'un seul train sur une portion de voie, imitant ici une règle SNCF (enfin, je présume car en fait je n'en sait rien!). Grâce à Sarko terminé ces conneries pour grands gosses ! Le petit train dans le grenier attendra ! Tout le monde devra être au travail, le vrai, celui qui produit et rapporte des dividendes et surtout pas ces conneries de vieux gamins dans les greniers! Fini les privilèges et bientôt ce sera tous au boulot! Ce jusqu'à 70 ans voire jusqu'au tombeau! Au boulot tout le monde sauf si on ne veut pas de vous, ce qui sera forcément de votre faute et donc financièrement sanctionné.
À croire les médias nous étions tous des privilégiés sauf le Président Sarkozi qui mérite bien ses prérogatives. Les cheminots avaient par exemple l'avantage de finir jeunes retraités (ce qu'ils se payaient et ce qui était aussi, quelque part, convenu dans le contrat mais... Chut, ceci n'est pas médiatiquement correct!) Tout cela est fini, l'implacable justice sarkozienne instituant une parfaite égalité entre sujets a frappé !


La rupture consommée reste la rancoeur. Pour moi la nouvelle vie ce sera (pour le moment) à 65 ans ou un peu avant si je me serre la ceinture voire jamais car un malheur peut arriver vite. Une fin précoce pourrait aussi arriver moyennement vite ou un peu lentement... Bref attendre encore c'est risquer de tout perdre ! Je présume que les cheminots ont, de ce coté là conservé quelques chances... Plus que moi, certainement : Pour autant loin de moi toute jalousie ! Je les plains au contraire, parce qu'ils ont perdu et aussi parce que j'ai perdu en même temps qu'eux. Parce que moi aussi j'ai les boules. Parce que j'ai de mon coté aussi du ressentiment pour mon propre sort. Alors lorsque j'entends à la radio que la SNCF a eu des problèmes de barres dans les caténaires je ne trouve pas ça con, je comprends !


À la SNCF il y a aussi des cons. Il n'y a pas que ça mais il y en a. La SNCF est paranoïaque, ce qui la rend con et méchante. La paranoïa rend violent, c'est connu depuis l'antiquité. La violence entraîne la violence, ce qui est connu aussi. Donc le paranoïaque a raison, CQFD ! Tous les jours ou presque il y a des innocents plus ou moins échappés de leur campagne ou d'ailleurs, là où le monde n'est pas méchant, qui se font éclater la valise par la SNCF. La SNCF n'est pas innocente mais elle est con. Personne là dedans ne comprendra jamais pourquoi, parfois des balles sifflent dans les caténaires.

mardi 14 octobre 2008

"La vie continue" n° 14


Se libérer pour sauver la vie

Regain
La vie continue... en apparence ! (Mais quelle mouche m'a piquée pour avoir donné ce titre à cette série de message?) Elle est aujourd'hui particulièrement menacée. Cela vous le savez.... Ils savent aussi, EUX : Ceux qui détiennent le pouvoir ! Or, rien ne bouge ! La preuve qu'il ont comprit, EUX, se trouve dans le contenu de leurs discours et autres promesses... Mais cela reste des promesses ! Comme constat et sauf détails anodins sans conséquences, nous voyons toujours cette même politique bien à EUX et que nous connaissons trop bien. Elle est, chez nous Français, toujours faite aux profits des amis de l'omniprésident, dont ceux qui lui offrent des vacances et chez nos voisins menée du pareil au même... Juste en plus discret. Et lorsque, comme souvent, l'écologie est récupérée et dévoyée au profit de ses principaux ennemis cela nous ferait sourire si la situation n'était pas si grave.

Mais il leur arrive un pépin : La crise enfin ! Une crise qu'ils avouent "systémique" mais dont ils se réservent les détails supposés hors de nos vulgaires compétences (tu parles!). Cette crise qu'ils redoutaient depuis longtemps parce qu'ils savaient que la pompe à finances pouvait gripper et même qu'elle gripperait un jour même s'ils se voulaient pas se l'admettre : Parce qu'à tout avaler l'indigestion guette ! Le secret qu'ils maintiennent sur certains aspect fondamentaux du "système" trahissent leur complicité. EUX qui se prétendent démocrates soutiennent pourtant une grave politique d'asservissement qui s'exerce par l'endettement sur quasiment toutes les activités humaines!

Là, par chance et grâce à la crise nous, pigeons, savons aussi! Quelques uns ne savent pas encore hélas, mais savent déjà tous ceux qui cherchent à comprendre, qui pour cela ne se contentent pas de TF1 et qui, évidement, ne font pas confiance aux discours présidentiels. Quelques-un d'entre nous savaient depuis longtemps et avaient mis l'info sur Internet : Merci à eux!

Au delà, tout ce que nous ne comprenions pas de l'impuissance politique devient clair comme de l'eau de roche. Nous savons maintenant pourquoi Kioto était si peu ambitieux et pourquoi même ces objectifs là ne seront pas atteints ; Nous savons pourquoi il faut tant de temps pour interdire une substance dangereuse ; Nous savons pourquoi il faut de longues années pour accorder un peu de place à ces pauvres cochons élevés dans les usines à viandes ; Nous savons pourquoi les objectifs du "Grenelle" sont si lointains ; Bref enfin nous savons... Tout!
Accessoirement nous comprenons aussi pourquoi les règles de commerce, tel celles de l'OMC, sont par contre très efficacement appliquées, fussent-elles destructrices!
Nous savons que pour eux deux chose comptait : D'abord, que les crédits soient payés et ensuite que la "croissance" soit assurée. À part ça tout peut crever, même des hommes ! Il ne disaient pas, ou pas clairement (utilisant au besoin un jargon alambiqué et lacunaire), comment fonctionnent leurs magouilles. Non, les états ne font plus, depuis deux siècles au moins et sauf exceptions, leur devoir consistant à gérer les monnaies. Cela a été quasiment partout accordé à des malins qui se font rémunérer ces faux services avec "intérêts". Ce, à tel point qu'aujourd'hui presque tout fonctionne à crédit, ce qui coûte de l'argent évidemment mais coûte plus encore en liberté perdue.

Alors, faut-il sauver les banques ? Ces banques coupables de prêter l'argent qu'elles n'ont même pas ? ( Elles l'ont donc bien cherché !) Ces banques qui imposent leurs règlements sur tout... Parce qu'en tous domaines il faut payer crédit et que même les pollueurs ont pour premier devoir de payer leurs dettes mais pas celui d'arrêter de polluer? Sachant que mêmes les états, tout au moins ceux qui se sont soumis au système, c'est à dire la majorité d'entre eux, doivent prendre dettes? Sachant que le crédit est le meilleur instrument de coercition social qui n'ai jamais été inventé ? Sachant donc que le crédit est l'instrument principal pour faire des humains de sages sujets et surtout pas des citoyens? (Liberté chérie pourquoi nous as-tu abandonné ?) Ces banques accapareuses de biens à la moindre occasion? Ces banques qui montent des révoltes illégitimes contre la TIPP (patrons routiers et patrons pêcheurs) ou contre le loup et l'ours (éleveurs de montagne)? Ces banques briseuses de grèves (celles de la classe ouvrière)?
Ces banques qui ne sont responsable de rien et surtout pas de leurs crises, sachant qu'en 29 c'était la faute des juifs et que pour 2008 se présentera bien un autre bouc émissaire? Ces banques qui imposent la croissance éternelle et ont, pour cela fait de responsables politiques des fantoches grands prêtres de la déesse croissance?

Bien sûr que NON !

Alors qu'elles crèvent, de toutes façons c'est elles ou nous !

Des alternatives existent. Ce débat est même depuis longtemps sur Internet (mais pas dans les médias, évidemment!) On y trouve la nationalisation sans frais des banques et l'abolition du prêt avec intérêt ; Les saisies seraient moins sévèrement réglementées avec prise en compte des accidents de la vie ; Les dépôts de chacun serait respectés dans la réforme d'autant qu'économiser est plus malin que s'endetter ; Une transition fonctionnelles adaptée à l'industrie et à toutes autres choses bien réelles et parfaitement honnêtes est possible...

Maintenant, il a la vie qui aspire au regain !

samedi 11 octobre 2008

"La vie continue" n° 13

Fin de la ploutocratie
(rêve de révolution)

À croire les médias nous sommes heureux. Manifestement, nos «démocraties» sont un modèle que, bon princes, nous nous devons d'exporter pour le plus grand bien des peuples obscurantistes et peu civilisés. Ce, au besoin en faisant la guerre à leurs "talibans" et autres tyrans…

Plus c'est gros mieux ça passe ! Démocrates peut-être… Mais nous ne sommes pas plus ici qu'ailleurs, en "démocratie" car il s'agit là d'une utopie inatteignable. Les commentaires télévisuels sont donc "légèrement" abusifs. Démocrates sommes-nous tout de même puisque nous votons… Tout comme votent aussi la plupart des peuples supposés obscurantistes! Toutefois ces malheureux, placés sous l'influence de dogmes et traditions surannées, voire d'un gourou malfaisant, ne peuvent pas connaître les félicités occidentales de la société de consommation!

Ici nous consommons frénétiquement et c'est effectivement la principale caractéristique de notre "civilisation". Si influences il y a, elles ne peuvent être que de celles qui gâtent les enfants élevés par la télévision (pas bien grave, non?) ; L'autre truc c'est le pognon. Appelé aussi "liquide", sa principale propriété physique est la faculté qu'il semble avoir de couler en abondance. Si t'en as pas, d'autres en ont et donc pas de problème : on t'en prêtera ! Les "autres", ce sont les banques, essentiellement ; Elles sont partout et leurs comptoirs partagent avec les agences immobilières le devoir de conserver un style moderne aux centres-villes d'aujourd'hui. Sans elles, là où se trouvaient autrefois les activités et le petit commerce il n'y aurait rien... Sauf "la zone" et de l'ombre passé 19h. Elles sont aussi sur Internet, bien sûr ! Le rôle essentiel des banques consiste à "fabriquer" l'argent afin de vous "le prêter"... Ou plutôt de vous louer ce privilège qu'elles ont de pouvoir mettre tout de suite à votre disposition l'argent que vous allez fabriquer pour elle… Là, vous suivez encore?... J'ai eu moi-même du mal à comprendre : Les banques (plus exactement certaines d'entre-elles mais ne rentrons pas trop dans le détail car c'est assez compliqué comme ça) fabriquent virtuellement le pognon, ou plutôt les trois quarts de ce qui circule comme pognon, mais c'est vous qui ferez de cette avance une réalité, dès lors que vous l'aurez concrétisé et restitué (tu parles!) avec intérêts au banquier. On appelle ça le crédit.

Au cas où vous n'auriez pas comprit, précisons ce que le crédit n'est pas, ou n'est plus, la mise à disposition auprès des emprunteurs de l'argent déposés par d'autres... Illusions tout cela car aux prix où sont (étaient) maintenant les biens négociés dans les bourses et ailleurs, il n'y en aurait évidemment pas assez dans les coffres ! Ils ne possèdent même pas l'argent qu'ils prêtent! Voilà qui bouscule nos naïves certitudes et il a fallu que ça s'écroule pour que se révèlent leurs montages de margoulins ! Accessoirement nous découvrons aussi pourquoi nous devrions adorer "la croissance"! Sans croissance impossible de constituer l'argent qui, au départ, n'existait pas!

À part ça le crédit n'est pas seulement une vaste estroquerie, c'est aussi une arme de coercition qui révèle la véritable nature du régime établi, un système qui a le pouvoir d'asservir les plus rebelles! Moins drôle vu du coté des sujets, c'est la "dette" tout simplement. Celle que la putain doit au souteneur qui l'a formé, celle pour laquelle les états africains, encore plus fantoches que les nôtres, oblige au sacrifice des peuples.... Bref, le pouvoir est à celui qui détient l'argent, voire mieux le fabrique ! Concernant cette suprême prérogative, il s'agit là normalement du privilège des princes, réservé à ceux qui figurent coté face de la monnaie... Mais pas chez nous(!) où même l'état "s'endette" (nous endette!) Fantoches et complices, nos élus ne sont pas là seulement pour nous faire croire à la démocratie, ils sont les serviles auxiliaires du véritable régime lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes d'authentiques ploutocrates.

Passons... L'arme du crédit s'est enrayée. Un pot aux roses se révèle et avec lui un régime frauduleux. Les médias, complices, poussent des cris d'orfrais. La fausse monnaie se volatilise, et alors ?

N'ayons surtout pas peur : la crise sociale était déjà là ! C'est elle l'élément déclencheur et non au contraire la pire attente du crash bousier. Parce qu'à nécessiter plus qu'il n'est possible, le parasite peut parfois mourir le premier,

Et la vie pourra reprendre, libre et sans entraves. (Attention tout de même aux lions, rapaces et autres arrogants personnages.)


Sites recommandées:

http://www.yetiblog.org/index.php?2008/10/09/343-monnaie-de-singe

http://www.dailymotion.com/playlist/xny3y_jeffhannover_docreportages

jeudi 2 octobre 2008

"La vie continue" n° 12

Le Parrain plus fort (et plus dangereux) que Supermenteur !

P
our une fois l'actualité colle à l'important: La ruine… Enfin!
Cela devait arriver, alors autant en finir au plus vite... Et l'actualité du moment, bien que pas rose, ressemble de plus en plus à une libération, surtout pour ceux qui, de toutes façons, en chiaient déjà.

Le parrain Sarkozi
De passage à Toulon la semaine dernière, notre Président a parlé. Cette fois, il a fait très fort!
«Je n'accepterais pas qu'un seul déposant perde un seul euro...» disait-il… Or, comme par hasard, son gouvernement pense maintenant à puiser dans les livrets A pour venir en aide aux entreprises! Drôle de tactique pour qui ne veut pas «qu'un seul déposant perde un seul euro» que celui d'engager dangereusement l'épargne tranquille, celle des "bons pères de famille" dans la tourmente. Ne s'agissait-il pas là d'un argent confié pour le logement social? Et comment croire qu'il puisse y avoir dans cette caisse un excès de disponibilités vu le nombre de sans-logis ? Ne serait-ce pas enfin là l'occasion de commencer les constructions si attendues? Ce, d'autant que Monsieur Sarkozi devrait savoir que de la disponibilité de logements pour les plus pauvres dépend, par effet d'ouverture, l'accès à toutes les formes de logements modestes et moyens, c'est à dire également aux choix éventuels pour certains de devenir propriétaires. Sans cela, les crédits faciles et pas chers que notre Présidents présente comme un cadeau (tu parles!) ne servent qu'à maintenir les prix au plus hauts, ce qui ne comble que les intérêts des marchands de biens et autres agences. Ceci dit le scandale du moment est ailleurs, c'est à dire dans la réaffectation de l'épargne A. Pour ceux qui ne sauraient pas ce qui nous attend à propos de nos sous, une petite mise au jus sur les attendus est nécessaire...

Contrairement à ce qu'on laisse à croire, la crise bancaire qui s'est déclenchée n'est pas due aux “subprimes”. Enfin... Pas seulement! La crise de l'an dernier liée aux crédits immobiliers en Amérique n'était qu'un signe avant coureur, un peu comme ces tremblements de terres sporadiques avant une éruption volcanique. La vérité c'est que la ploutocratie au pouvoir partout dans le monde avait laissé gonfler pour son plus grand profit une énorme bulle spéculative. Cette bulle devait, tôt ou tard, éclater! Le plus tard possible étant évidemment pour eux le mieux, histoire de réduire à plus rien ce qui est réel, ces richesses qu'ils possèdent aussi parce que la bulle et des règlements à leurs mesures leur a donné les moyens de presque tout accaparer (Ne nous faisons donc pas de soucis pour eux, même s'il y aura quelques perdants.)

Considérons maintenant ce que le gouvernement du Parrain veut faire avec nos sous. La crise actuelle vient de l'abus du crédit, une dope monétaire et économique, donc un poison, lequel aurait donc dû être utilisé avec parcimonie. L'appât du gain et le manque de réglementation a entrainé tout le contraire! La bulle est par ailleurs constituée essentiellement de dettes. Certaines entreprises ont aujourd'hui une valeur d'échange si élevée que celle-ci n'a plus rien à voir avec leur valeur réelle. C'est par exemple le cas des “LBO”(leveraged buy-out). Le "patron" d'une LBO est un spéculateur, en général une personne morale dont on ne sait pas trop qui se cache derrière. L'acquisition d'une LBO se fait toujours à crédit et son exploitation ne dure pas afin d'en tirer un maximum avant de la refiler à quelqu'un d'autre pour encore plus cher qu'au départ, donc forcément à un autre spéculateur ! Ce système financier permet de gros profits grâce à ce qu'ils nomment eux-mêmes un «effet de levier». Toutefois le "levier" s'appuie encore sur une production réelle dont le rendement repose en bonne partie sur le licenciement des travailleurs superflus et sur un truc indispensable, à savoir l'assurance d'une revente à court ou moyen terme afin de rembourser la banque. à priori c'est pour les banques moins risqué que les “subprimes”: Nous sommes ici entre spéculateurs forcément plus riches demain qu'aujourd'hui ! Toutefois certaines réalités demeurent. Notez, par exemple, qu'un profit “réel”, si minime soit-il, est nécessaire à la survie de ce genre d'entreprises comme de toutes autres, nécessairement... Sauf que pour elles la chute est plus dure! Si le patron spéculateur perd, la mise de départ s'évanouie, et il peut pleurer. Le banquier qui a fourni le levier pleure plus fort encore ! Justement ces compagnies de transports aériens “low cost”ne seraient-elles pas, pour beaucoup d'entre-elles, des LBO? Pourquoi n'en parle-t-on pas alors que le kérosène, ces derniers temps un peu moins bon marché, en a mis à mal plus d'une ? Peut-être... Pour qu'on ne sache pas dans quels trous nos économies vont aller se perdre !

Amis, des choses inacceptables vont encore arriver. Réveillez-vous !


À lire :

- "Touches pas à mon livret A" où se révèle que cette épargne était déjà en voie de banalisation (la crise est arrivé trop vite !)
- le cas Dexia, banque prestataire des collectivités locale cas typique de détournement des fonctions.

mercredi 20 août 2008

"La vie continue" n° 11

Obscurantisme incontrôlé ou,
comment un parapluie se transforme en douche écossaise.

À votre avis, y a-t-il eu dans l'histoire un public conscient de sa sujétion et de vivre dans l'obscurantisme ? - Un doute s'installe ... Et si l'obscurantisme était immuable ?


Cette semaine a été marquée ici par le paradoxe des huîtres. Le Bassin d'Arcachon, tout comme l'océan juste à coté, n'est pas exempt de souillures. Cela peut générer des craintes pour nos délicieux coquillages, plus que pour nous qui les mangeons, mais par le maléfice de règlements inquisiteurs un mauvais sort leur fut jeté. Les sorciers, arrosés, se sont écrasés mais ne changent pas, hélas.

Les périls de notre époque sont sournois mais pour le moment ça va... Sauf pour nos "élites" qui s'angoissent passablement... Quant même un peu. Heureusement ceux-ci ont une arme secrète, à savoir l'obscurantisme supposé des masses ainsi que celui, bien réel, qui les anime eux-mêmes. Les trucs utilisés par les "élites" n'ont rien de secret. Ils consistent en dogmatiques axiomes qu'on ne peut tout simplement pas discuter. C'est très pratique, ils peuvent même constituer une protection contre les accidents de l'inapplicable «principe de précaution». Là, vous comprendrez comment ils procèdent pour prévenir les problèmes, à savoir décréter infaillibles des règlements-parapluie particulièrement bien verrouillés et de bonne apparences. Parmi les trucs qui marchent, commercialement et politiquement parlant, il y a les tests sur animaux. Scientifiquement c'est une aberration (si vous en doutez voyez ici) mais là est tout l'intérêt car ainsi les risques (politiques et commerciaux) sont parfaitement couverts : Quoi qu'il puisse arriver, «on aura fait tous les tests !». Cela rend d'immenses services à l'industrie pharmaceutique qui, comme chacun sait, vit essentiellement de fausses innovations. C'est la première raison qui fait que les pauvres bêtes des laboratoires n'ont pas fini d'en baver ! Il est bien sûr aussi d'autres raisons car le système s'est largement étendu et il n'est pas une substance du commerce dont on connaît pourtant depuis toujours les notoires inconvénients et tous les dangers qui ne soient testé sur animaux, histoire de remplir des fiches avec quelques chiffres plus révélateurs du degré de sadisme de notre espèce que de la nocivité de notre chimie par elle-même. De plus, suivant la mode "Monsieur Propre" qui fait si bien diversion en attendant ruine, nous faisons goûter quelques-uns nos mets par des souris. Il n'y aurait là rien à redire s'il s'agissait de nourriture normales pour ces petites bêtes et si les doses elle-même l'étaient… Mais il n'en est rien comme vous vous en doutez bien ! L'une des règles à suivre consiste à gaver d'huîtres ces petits rongeurs afin de voir comment elles digèrent ça et lorsque qu'une souris crève on interdit la vente des huîtres ! Ces derniers jours ce fut le cas et en pleine période estivale et de fêtes de l'huître vous imaginez le tohu-bohu!


À part ça les huîtres du Bassin sont parfaitement consommables. Sans excès et pas à tous les repas car ce serait le meilleur moyen de s'en lasser et… Sait-on jamais à force? Moi-même si on m'en offre six ou douze, je ne dirais pas non, période d'interdiction ou pas ! Juste un truc pour moi : ce sera sans saucisse vu la manière dont on élève ces pauvres cochons aujourd'hui. Et tant pis pour la tradition mais avec un petit blanc et une goutte de citron… Hum… N'est-ce pas déjà sublime ?

Il y a eu des manifestations. Un courriel envoyé par BAE (Bassin d'Arcachon Écologie) m'a même invité à soutenir ces pauvres Ostréiculteurs. Je n'y suis pas allé, non pas qu'ils n'aient pas mon soutient car ils l'ont mais je savais qu'il y aurait du monde et que probablement ils sauraient se faire entendre. D'ailleurs ces derniers jours… Miracle ! Nous pouvons manger nos huîtres ! Il y avait aussi que le vrai problème n'était pas posé, à savoir qu'on nous prend pour des cons et qu'on torture des animaux innocents.

Je ne peux, de plus, être toujours sur la brèche. Cela ne m'a pas empêché, samedi dernier 16 août d'aller aux Fêtes de Dax, dans les Landes. Il y avait là mes amis du CRAC, de la FLAC et d'autres mouvements anti-corrida ainsi que la FEA qui essayaient d'expliquer aux badauds les vérités de la tauromachie. Les pauvres n'étaient pas très nombreux et les deux boïens (moi-même et Marie-Dominique, habitants de Biganos) venus en renfort n'étaient pas superflus ! Le maire de Dax nous avait interdit la proximité des arènes mais nous avons trouvé au cœur de la fête un public moins fermé que d'habitude. En plus c'était bien car nous avions avec nous un groupe sénégalo-palois qui nous a donné un concert sublimement beau ce qui fait que nous avons passé une bonne journée…

§:o) Vraiment ! §:o)

Et pour les musiciens c'est : ICI

dimanche 6 juillet 2008

"La vie continue" n° 10
La Teu-teur vue de dos
Les armes d'un écolo (très) imparfait

Les "élites", - comprendre celles de la mafia qui nous gouverne -, ne cachent plus leur volonté de surveiller étroitement certains de leurs sujets. Il en existe en effet encore quelques uns qui persistent à se prendre pour des citoyens et à se comporter comme tels. Ce sont donc des sujets rebelles ! Là, vous qui me lisez, ne riez pas car vous êtes forcément dans le collimateur. Les bons sujets ne ne font pas de politique ; Ils ne font pas de syndicalisme ; Ils se foutent de ce qui se passe en Afrique comme de partout ailleurs ; Ils se fichent du sort des veaux ; Ils ne lisent pas ce qui paraît seulement sur Internet. Les bons sujets restent sagement devant une télé à regarder le foot ou vont au stade, là où un relâchement encadré est toléré. La série de textes qui nous révèle ce plan de surveillance est sortie le 1er juillet au Journal Officiel. Je vous recommande plus particulièrement le bel « EDVIGE », plus prosaïquement le décret n° 2008-632. Vous trouverez ça facilement sur les sites officiels.... Sinon retenez juste qu'il s'agit d'un truc qui organise le fichage des mauvais sujets en question.

Sachant qu'un homme averti en vaut deux vous voilà plus fort. C'est donc en toute clarté que les services autorisés de Monsieur Sarkozi disposeront non seulement de votre état civil mais aussi de toutes vos adresses. Ils connaîtront vos numéros traceurs, cet à dire celui du portable, l'immatriculation de l'automobile et tous les autres... Ils auront de vous quelques photographies dont pas obligatoirement celles qui vous valorisent ; Ils connaîtront vos éventuelles particularités physiques ainsi que vos relations non fortuites. Ces gens étant des professionnels votre conjoint ne sera pas dans la confidence et seulement fichés en tant que déviant politique, vous resterez libre de vos comportements... Ouf!

Devant ces menaces, en ce qui me concerne J'AI DÉCIDÉ DE TOUT AVOUER !

Je dispose en effet de moyens multiples de déplacement individuel. Cet ensemble, constitutif d'un honteux armement apte à permettre une déloyale liberté de mouvement, ne peux plus être dissimulé.

1ère arme : Un vélo. Ce remarquable aveu sera aussi bien vu de mes amis que des services compétents. Mes amis remarquent ainsi que je peux me déplacer individuellement sans polluer et les services apprécieront cette superfétatoire révélation relative à un véhicule sans plaque d'immatriculation. De type ½ course, donc véloce sans être lourd, équipé de sacoches et de deux porte-bagages, je peux même faire des courses avec mais le manque de sportivité du pédaleur limite sérieusement le rayon d'action de l'outil.

2nd arme : Un Vespa Piaggio 5232HK33. Que mes amis pardonnent l'usage de cet engin deux temps diffuseur d'aérosols mal brûlés : Il roule très peu et seulement en été lorsqu'il fait chaud et que les routes sont encombrées. Mais grâce à cet aveu les "services" ne seront plus surprit par la célérité de mes déplacements en ville... Quoique sans grand intérêt depuis que j'ai quitté Bordeaux §:o)!

Truc tout con ICI : Couper l'alternateur fait chuter la consommation de 4 l à 3,8 l au 100.3e arme : Une automobile Citröen AX 439KW33. Un véhicule raisonnable mais dont je dois aussi avouer un usage exagéré, c'est à dire pratiquement quotidien §:o/ ... Mais, après tout, pourquoi devrais-je tout seul me passer de mes mauvaises habitudes ? Je déteste les efforts vains ! Un peu utiles, l'existence de dispositifs non homologués sera plus appréciée de mes amis que des services officiels, lesquels se foutent pas mal des économies d'énergie.

4e arme : Un gros break Peugeot 504 8945DW33.
HORREUR, :( l'engin consomme deux fois plus de gazole que la pré-citée... Lorsqu'il roule toutefois, ce qui tend à devenir rare... À tel point que laisser la batterie en charge lente est un impératif de survie. Sa valeur vient des sièges couchettes. Quoiqu'à l'étape la combine consistant à poser au dessus un matelas pneumatique, des draps et des couvertures, soit pour ma personne celle du confort optimal... Mieux qu'en "Formule1", ces hôtels qui offrent la télévision pour pas très cher mais vous font coucher sur des planches! Maintenant les gendarmes sauront que dans la 504 bleue 8945DW33 il y a Meynard ; Inutile donc de réveiller les occupants avec les phares de la fourgonnette à 3 h du matin. (Ne riez pas ! Cela m'est effectivement arrivé sur une aire de repos du coté de Toulouse alors que je rentrais d'un conseil d'administration de la FLAC.)


5e arme : La "Teuf-teuf" à Marie-Dominique, une bagnolette Microcar GL300D 9420TA33 . Cet engin rustique qui fait du 50km/h sous léger vent arrière consomme finalement presque autant de gazole que l'AX. La carte grise n'est pas à mon nom mais c'est parfois l'homme qui conduit : Les "services" apprécieront ce renseignement. Amis, vous aimeriez aussi ce petit engin placide porté à énerver les drogués de la route au volant de trucs qui doivent être effectivement des armes puisque vendues à la télé comme terreurs des pitbulls même au repos dans un parking. Conduire ce machin est particulièrement jouissif rien qu'à cause de cette caractéristique.
La 504 en vadrouille




La vie continue et elle est belle...

dimanche 22 juin 2008

"La vie continue" n° 9


La France qui change

Le monde change alors la France doit changer pour, parait-il, «rester elle même». L'oxymore trouble, l'aplomb de l'auguste oblige, et, de ce fait, les naïfs approuvent. Sachant que nous ne sommes pas tous des imbéciles... Mardi dernier, Le creux discours de notre Président de la République nous aurait amusé si derrière ces effets d'annonces il n'y avait rien. Ces annonces sont, hélas, celle du parachèvement d'une lente évolution soigneusement masquée durant des décennies mais pour laquelle manquait quelques accomplissements chers à Monsieur Sarkozi.

Il fut question de politique de défense, ou plutôt d'un ministère ainsi nommé. Ce pourrait être celle de n'importe quel autre d'ailleurs, tant elles se ressemblent! Toutes se veulent "modernes", toutes intègrent la "RGPP" et toutes se "réforment". Notre Président ira «jusqu'au bout de cette réforme»... «y compris lorsqu'il y aura des manifestations» ; Il l'a dit !

Certainement sourd, ainsi que mes camarades, nous nous sommes retrouvés dès le lendemain devant l'école Santé Navale de Bordeaux en un joyeux chahut. Dans le même temps l'audiovisuel public grognait parce qu'on va lui couper des vivres ; Il n'y eu donc aucun palabre à la radio ce jour là, les radios privées diffusant de toute façon déjà de la musique 7 jours sur 7. La veille d'autres défilés désapprouvant la réduction des pensions de retraite et le démontage de la réglementation sur le temps de travail avait eu lieu...

Samedi, six taureaux sont morts à La Brède, aussi lamentablement que d'habitude... De belles dames et de beaux messieurs ont applaudi.
(Pauvres Brèdois qui comme les autres ont nationalement Sarko à subir, mais en plus localement un Dufranc à entretenir.)

Nous vivons dans une "civilisation" où tous peuvent s'exprimer. On appelle ça "la démocratie". Or «La démocratie c'est "chante beau merle"» (C'est de Coluche je crois... Mais peut être d'un autre ?)

Il y en a quant même quelques-uns, peu nombreux, qui font ce qu'ils veulent en "démocratie"!

Et même un qui le dit et qui le fait !

lundi 9 juin 2008

"La vie continue" n° 8

L'ingénuité heureuse de notre sujétion approche de la rupture mais ça ne se voit pas. Nous sommes encore dans le rêve, un rêve béat pour l'occidental moyen. Depuis longtemps un cauchemar en d'autres latitudes, la sombre réalité s'impose à d'autres hommes. Les premiers s'attendent à de mauvaises surprises qu'ils refusent de voir, les seconds sont déjà blasés et tous sont fatalistes.

Pigeons au paradisJ'ai lu ces derniers temps deux articles symptomatiques de cet univers qui fait de nous des pigeons heureux. Les deux traitent de nos sous, de l'usage qui en est fait et semblent assez contradictoires alors qu'à bien y réfléchir ils possèdent tous deux les indices d'une civilisation déclinante où se rencontrent des vaches à lait destinées à être coupables de leur surexploitation.

J'ai trouvé la première info dans une revue girondine que je ne vous recommande pas. Il s'agit d'une publication plutôt professionnelle. Ça traite d'infos juridiques et ça vit d'annonces officielles. Il y a donc des gens malheureux obligés de lire ça et aussi un usage éventuellement lucratif de ce torchon pour ceux qui voudraient faire des affaires. On trouve bien là-dedans quelques «billets d'humeur» à l'apparence de vrais articles de presse mais l'essence vraiment navrante de ces billets trahit les auteurs, certainement des beaufs voyageant en 1ére classe (vous voyez le genre?).
L'article en question prétend démontrer que le coût de fonctionnement d'une médiathèque publique équivaut au tiers de l'investissement initial, lequel est lui-même rondelet. C'est bien sûr exagéré quoique pas tant que ça peut-être et j'y vois, au delà du propos tenu, un signe de notre époque. Prenant exemple, l'auteur estime le coût du bâtiment, de son mobilier et de ses équipements à 6M€… Question d'image certainement, quel maire se contenterait de la récupération de locaux inoccupés ? (Vous seriez étonnés du nombre d'anciennes mairies et d'écoles plus ou moins abandonnées en France.) En plus ces belles choses se financent toujours par un crédit! Candide croirait que le crédit est une invention faite pour aider les jeunes à profiter immédiatement – mais pour plus cher – des biens de ce bas monde. Il aurait naturellement pensé que les collectivités pouvaient, de leur coté, intelligemment planifier leurs investissements… J'ai moi-même, qui n'ai jamais eu de crédit sur le dos, du mal à comprendre mais admettons quant même ce qu'écrit l'auteur de l'article. Le crédit donc, c'est 12M€ à répartir sur vingt années au lieu de 6 sur une seule car au début du XXIe siècle un projet ne se diffère pas et surtout ne se révise pas pour un autre plus modeste ! Pour faire tourner le service il faut du personnel (là nous sommes d'accord), de l'énergie (Ce qui est bien de notre époque : On devine qu'il fera bien chaud dans les locaux en hiver et très frais en été, qu'on y verra comme en plein jour, qu'il y aura des écrans allumés en permanence et qu'une belle enseigne à l'extérieur brûlera toute la nuit) et aussi des "droits à payer". Bien qu'inventés au XIXe les "droits" sont un truc qui ne commence à prendre de l'ampleur qu'à la fin du XXe siècle. Notre époque est comme un monopoly, sauf qu'il ne s'agit pas d'un jeu. Tout ce qu'on touche est à celui qui y a mis sa marque, qu'il l'ait prétendument inventé ou acheté à "l'inventeur" déclaré. Toucher ne se fait plus sans payer. Par ailleurs bientôt respirer sera payant… Mais bon, nous n'en sommes pas encore là car il y a tout de même des résistances ! En ce qui concerne les services d'une médiathèque, la lecture de vieux trucs sera toujours gratuite (quoique…) car il n'y a pas de droits inscrits. Par contre les trucs modernes sont complètement marqués. Vous croyez par exemple que le DVD que vous venez d'acheter vous appartient... Eh bien non, seul le disque en plastique brillant vous appartient en propre et le seul usage non exclusivement privé que vous soyez libre de faire consiste à pendre l'objet dans votre cerisier pour effrayer les oiseaux. Tout ceci pour dire que la médiathèque, qui possède aussi des DVD, devra payer des droits pour mettre son fond à la disposition du public ainsi que sur les logiciels nécessaire à cette mise à disposition. Cela a un coût qui ne va pas en diminuant, croissance oblige, surtout celle des divers marquages territoriaux. Bref, services publics ou pigeonages collectifs ? La consommation, même publique, caractérise l'illusion d'une brillante civilisation déjà mortellement parasitée mais bon, pour le moment tout va bien, au moins localement!

Le second article est visible sur Internet. C'est déjà moins rose car un autre truc s'est mis en branle, cette fois au niveau national. L'auteur revisite ce qui est officiellement nommé "Révision Générale des Politiques Publiques" (RGPP) qu'il renomme finement "Rationnement Général Pour le Public". Personnellement j'aurais simplifié ça en "Rationnement Général Public" vu que le but n'est que de détourner ce qui reste du trésor public ver plus de largesses privées mais bon, il manquerait alorsun «P»!
Quand vous aurez lu ça vous pourrez toujours essayer de sauvez au moins un truc ;
Au hasard, Sauvons la météo !
Et pourquoi pas essayer de tout sauver ?

Ça vous défoulera !

dimanche 27 avril 2008

"La vie continue" n° 7

Un
Président énergique !




Déjà un an de Sarkozi... D'après le journal "Aujourd'hui" de nombreuses personnes pensent que la France a été plutôt mal représentée cette année-là ! Nous pouvons en présumer qu'une partie des crédules qui l'ont fait élire commencent à douter du petit auguste... Ne désespérons donc pas des français malgré la piqûre de rappel qui, juste après ce sondage, a été présenté cette semaine par Nicolas, aidé de quelques questionneurs professionnels.

Sarko show
Peu y ont échappés puisque c'était à la fois sur TF1 et sur France2. Nous n'avons rien entendu de surprenant. Les ficelles habituelles, pourtant grosses et connues, ont été resservies. Il fut donc question des changements nécessaires «au plein emploi et à la croissance». D'après l'actuel président, ses prédécesseurs auraient échoués parce qu'ils n'osaient pas réformer: En agissant par touches ceux-ci ne se seraient pas donné l'efficacité nécessaire! Ses premiers résultats à lui seraient encourageants (entre autres chiffres officiels, il cite ceux du chômage). Rappelant que les 35 heures serait une catastrophe, il soutint que les heures supplémentaires exonérées aurait commencé à réassainir notre économie, solution qu'il pense étendre avec bonheur à l'enseignement plutôt que de créer des postes, cette solution là ayant démontrée son inéfficacité. Là, c'est sans rire qu'il se pose en sauveur de l'école tout en économisant sur le budjet ! Nous ayant rappelé qu'il est le «Président du pouvoir d'achat», il s'étendit sur les vertus de la concurrence, se scandalisant de l'irrégularité des marges dans le profil de certains circuits commerciaux (sa volonté d'aller plus loin serait donc salutaire!) sans bien entendu considérer qu'elles existent depuis la dérèglementation des prix donc sans voir que ce phénomène est aussi vieux que le déficit budjétaire (ça, il sait et il en a parlé !). Nous avons eu droit aussi à un rappel sur la solution magique qui devrait sauver nos caisses de retraites. Rappelons ici qu'autrefois les gérants étaient des ânes qui, à tous problème financier, ne connaissaient que deux choix : Augmenter les recettes ou diminuer les dépenses. Ver la fin du XXe siècle arrivent "les communicants", c'est à dire des gens avisés qui trouvent toujours la tierce solution cachée aux problèmes gênants. Une autre solution a donc été trouvée, exposée et mise en oeuvre : Augmenter la durée de cotisation référente ! À première vue cela reviendrait à faire payer plus en retardant l'age de départ à la retraite, ce qui ne tient pas du miracle! Toutefois, en fin de compte et vu la manière, cela revient à diminuer les retraites, surtout celles de ceux qui ont connus le chômage ainsi qu'aux plus jeunes, lesquels seront bien eux aussi des retraités un jour. La preuve que c'est bien le choix caché d'une diminution des pension qui se cache derrière cette solution miracle se décèle particulièrement bien dans le mode de calcul des pensions pas proportionnel du tout aux cotisations versées ; Ainsi les promoteurs sont assurés de bien économiser dès le premier trimestre manquant! L'autre soir notre Président nous a demblée rappelé qu'il existait trois solutions, la troisième n'impliquant donc ni augmentation des cotisation ni diminution des pensions, ce qui est évidemment un mensonge. Pour lui la leçon était déjà entendu, ce en quoi il a raison puisqu'en effet nous connaissions fort bien ses solutions. Quant aux pigeons qui marchent encore, prions pour eux car ces rappels devraient, à force, finir par paraître suspects même aux plus niais.

A part ça nous serions coupable de refuser de l'aide aux malade (là fut cité «le drame de la maladie d'Alzheimer») et un bel hommage fut rendu aux syndicats. J'arrêterais donc ici mes propos avant de devenir grossier !


Revenu aujourd'hui à mes petits bricolages,
Après tout la vie continue...

dimanche 20 avril 2008

Sarko Roi

"La vie continue" n° 6




- Qu'est ce donc «moderniser notre Défense»,
Sire, préparez-vous une restauration ?

- Pour la déesse, en réformant la Nation,
Rassurez-vous, ce n'est qu'une allégeance !




Cette semaine un ami m'a confié son étonnement devant la censure du BVP (Bureau de Vérification de la publicité) de panneaux suggérant de réduire nos déchets vu que ceux-ci étaient susceptibles de «porter gravement préjudice à des secteurs économiques »(SIC).

Croa en rogne
Ami halte là! Hérétique ! Renégat ! Libre à toi, tel un beatnik, de ne plus gaspiller mais oser demander de l'aide aux missionnaires de la consommation il fallait tout de même le faire ! Hé oui, l'économie est la déesse des temps modernes, les «secteurs économiques» les saints et les anges de la déesse et la croissance la vitale offrande due à la déesse. Les affiches du métro, de Bretagne ou d'ailleurs sont des icônes sélectionnées auxquelles on ne touche pas. Celles que tu voudrais voir à la place détonnent... Iconoclaste va !

... Confidence pour confidence, je dois, moi aussi, être gravement décalé mais cette histoire, et tout ce qui m'arrive, m'aide à comprendre pourquoi il fallait voter Nicolas Sarkozi !

Des icônes, il est est aussi qui remplacent la vaseline. Libérale est notre époque. Il est également rassurant de ne pas se sentir seuls grâce à la "Modernisation du marché du travail", celle-ci promettant le bonheur à tous ! Ainsi, public, privé, nous seront tous frères grâce à la Modernisation, laquelle sera aussi l'accomplissement d'une certaine égalité.

Drôle de modernisation tout de même que ce quasi-retour à la société antérieure à Zola ! Ainsi s'achèvera la restauration d'une aliénation promise aux anciens maîtres : Une prescription de revanche inscrite dès les lendemains de la Libération, époque de déstabilisation maximale des perfides valeurs de l'argent, des ploutocrates et de leurs mensonges qui, depuis 1789, instrumentent une démocratie de façade. À la Libération, notre "démocratie" se réveillait sans maître , ceux-ci s'étant largement compromis, ce qui soit dit en passant révélait leur nature exclusivement vénale. Momentanément une société avide de pureté et de justice sociale lançait de vrais réformes telles la création de la sécurité sociale, la remise des clefs bancaires à la nation et bien d'autres... Ces réformes ont vieillies mais pas l'ordre naturel des choses qui peu à peu regagne ses prérogatives...

La vie continue mais la fièvre monte...

dimanche 13 avril 2008

Sarko bandit ( consultant c'est pareil !)

"La vie continue" n° 5

Le "consultant" s'occupe
de la Défense !


Caché derrière Croa il y a un type qui touche salaire, ou plutôt un traitement. Il fallait bien que je vous avoue ça un jour, celui où le fonctionnaire doit sortir de sa réserve!

Jusqu'à présent servir la République était une chance. C'en était une parce qu'on ne l'a pas choisi, généralement. Ceux qui font aujourd'hui ce qu'ils avaient projeté tout petits sont très forts ou plutôt un peu menteurs. Avoir su saisir sa chance est plus commun. Dans le genre, l'administration a longtemps été un truc pas mal comme point de chute. Il n'y a pas, dit-on, de sots métiers et tous font vivre nos villages mais la fonction d'état avait un plus, celui de ne servir que le public, où l'intérêt public, au pire la raison d'état lorsque celui-ci devenait aussi con qu'un arrogant patron. Etre un peu l'ouvrier du citoyen que nous sommes aussi, c'était pas mal au fond quoique cela se déclinait sous différentes formes présentant des différences d'intérêt. Donner le savoir aux enfants était certainement plus essentiel qu'essayer des armes mais en ce qui les concerne le pire serait d'en faire des marchandises comme les autres, ce qu'elles sont aussi déjà plus ou moins, hélas ! Servir l'état c'était parfois travailler contre ce que voudrait le "citoyen" mais là une «réserve» nous interdit d'être fainéant, quoiqu'il puisse se dire des fonctionnaires entre ceux qui se croient seuls à être obligés d'obéir. Mais être travailleur de l'état c'était l'honneur de se sentir plus directement utile et plus responsable par faculté de marier en sois ses passions de technicien avec l'apostolat de la fonction publique. En conséquence il était normal que le fonctionnaire soit protégé par un statut.

Cela est bien fini. L'univers travail où cohabitaient deux mondes, celui des services lucratifs, donc essentiellement marchands, et celui des services de l'état, publics ou régaliens, est maintenant en voie de disparition ! J'explique :
Croa debout

- Dans l'industrie ou le commerce c'est «Violence des échanges en milieu tempéré».

- Dans l'administration c'est "RGPP" ce qui signifie «Révision Générale des Politiques publiques».

Ce qui, en fin de compte, est du
pareil au même !



Par la RGPP il serait question de faire des économies, de personnels surtout, car le but n'est pas d'en faire dans l'absolu mais de dégager des marges, comme dans les affaires et d'achever ainsi un standard, celui du tout-commerce.


Ces derniers jours la Défense est en branle-bas. D'abord parce que nos syndicats bougent et informent, ensuite parce que la presse déjà parle trop, mais surtout parce que notre patron Hervé Morin tient à garder l'initiative quitte à prendre des risque de crédibilités en s'exprimant un premier avril.

Ce discourt a été suivi la semaine dernière d'emphatiques présentations prématurées des "réformes" à venir à Paris et dans chaque établissements. Invités à ces conférences les personnels ont été sages, comme d'habitude, votre serviteur y comprit. Personne n'a posé de question tant le discourt officiel était surréaliste mais certains ont su exprimer clairement qu'ils n'étaient pas dupes bien que la violence des échanges soit encore à sens unique, c'est à dire des représentants du "consultant" vers ses sujets, sachant les citoyens plutôt déficients, ces dernières années....


La vie qui continue n'est pas un long fleuve tranquille : Affaire à suivre.